Transformation numérique : la révolution de l’intelligence artificielle

Le point sur l'Intelligence Artificielle : la définition de ce concept, son histoire, et les enjeux qu’engendre ce domaine technologique pour les entreprises.

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’il existe de nombreuses formes d’intelligence : rationnelle, émotionnelle, organisationnelle, systémique, littéraire, stratégique, créative, situationnelle, etc. Il n’existe donc pas UNE intelligence. L’intelligence est multiple et multiformes. Elle dépend de très nombreux facteurs comme le milieu culturel, le milieu socio-économique, etc. Avoir cela en tête est fondamental lorsque que l’on aborde le sujet de l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle ne représente pas et ne représentera pas UNE intelligence supérieure, au contraire, elle pourra être plus performante que l’homme mais pour des tâches bien précises, pour des formes d’intelligences bien précises. D’ailleurs, nous sommes encore assez loin aujourd’hui d’une intelligence artificielle dite « FORTE » qui combinera l’ensemble des intelligences de l’être humain. Posons maintenant la question de la définition de l’Intelligence Artificielle.

Marvin Lee Minsky, Co-Fondateur du groupe d’intelligence artificielle du MIT, définit ce concept comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique. »

En détail, l’intelligence artificielle repose sur quatre grands piliers : l’auto-apprentissage (machine learning : c’est la capacité, pour une machine ou un ordinateur, à apprendre tout seul, au fil du temps, quasiment par « expérience »), la reconnaissance audiovisuelle (machine perception : c’est la capacité pour une machine à avoir des entrées sensorielles, tout comme l’être humain, telles que la vision, l’ouïe ou le toucher), le traitement du langage naturel (natural language processing : c’est la capacité pour une machine à interagir avec un humain, à l’oral ou à l’écrit, dans le langage naturel de ce dernier) et enfin la planification de tâches (automated planning : c’est la capacité pour une machine à élaborer des plans, à planifier des séries d’actions).

Un peu d’histoire…

En 1950, Alan Turing pose le principe que toute activité humaine est traduisible par un algorithme. En 1956, l’expression d’intelligence artificielle voit le jour puis en 1962, le monde assiste à la première victoire d’une machine sur l’homme à l’occasion d’une partie de jeu de dames. En 1991, l’armée américaine s’appuie sur l’intelligence artificielle pour optimiser et planifier le transport des ressources pendant la Guerre du Golfe. 2010 marque le lancement de la voiture autonome de Google reposant, en partie, sur l’intelligence artificielle.

L’un des derniers exemples concrets en la matière est l’annonce de Google, au 3ème trimestre 2016, relative à son moteur de traduction Google Translate. Celui-ci a appris par lui-même à traduire une langue dans une autre sans passer par la traduction en langue anglaise alors que rien n’avait été prévu en ce sens par ses programmateurs. On parle de « sur-apprentissage ».

Assistants personnels dans nos smartphones, traductions instantanées, comme nous avons pu l’évoquer précédemment, reconnaissance vocale, reconnaissance d’images, voitures autonomes, robots, drones, détection d’usages frauduleux de la carte bancaire, sont autant d’exemples d’applications de l’intelligence artificielle dans notre quotidien. Celles-ci auraient un impact mesurable sur nos vies d’après le Wall Street Journal.

Qu’en est-il pour les entreprises ?

Depuis quelques années, les développements se sont accélérés et les cas d’application se multiplient dans différents métiers des entreprises : relation client, marketing, maintenance, production, supply chain, etc.

Par exemple, pour les forces commerciales, cette technologie peut générer des rendez-vous automatisés dans le CRM et selon les disponibilités du collaborateur, grâce à la détection d’un besoin émanant d’emails. Elle peut, en outre, effectuer les calculs de prévisions de ventes ou prédire des ajustements de prix des matières premières. Les techniciens peuvent délivrer une meilleure qualité de service en s’appuyant sur la maintenance prédictive ou encore l’automatisation des contrôles. 

Ce n’est donc pas un hasard si à la fin de l’année 2016 (du 23 au 24 novembre précisément), à Londres, s’est tenu l’évènement Artificial Intelligence for Enterprise. Chefs d’entreprise de toutes tailles, chercheurs ou encore ingénieurs informatiques se sont donnés rendez-vous pour échanger conjointement sur les enjeux et tendances de la technologie de l’intelligence artificielle pour les entreprises.

Son adoption par une majorité des entreprises constitue un nouveau pallier de la transformation numérique dans la mesure où l’architecture IT, les actifs informatiques et la gouvernance de l’entreprise s’en trouvent profondément bouleverser.

Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?

De nombreuses personnalités influentes telles que Stephen Hawking et Bill Gates affirment avoir peur que la technologie finisse par devenir une menace pour notre société.

La récente étude « Artificial Intelligence and Life in 2030 » du cabinet Stanford montre, a contrario, qu’aucune menace provenant de cette technologie ne peut être prouvée. Celle-ci agit plutôt comme un levier de performance dans toutes les applications dans lesquelles elle est utilisée.

D’ailleurs, les applications métier disponibles sur le marché ne remplacent pas les collaborateurs dans l’exercice de leurs missions, mais apportent un soutien dans le travail à réaliser. Pour les entreprises, s’appuyer sur cette technologie, en ayant une stratégie IT adéquate, devient donc leur assurance de réaliser des gains de productivité pour être plus performantes.

L’intelligence artificielle est clairement en train de passer un cap décisif en termes de maturité et d’applications concrètes pour l’entreprise, dans un nombre croissant de domaines. C’est une nouvelle révolution qui s’est mise en marche et qui va avancer très rapidement dans les toutes prochaines années. Pour les entreprises, elle représente un levier incontournable et un catalyseur essentiel pour la transformation et l’optimisation des processus. C’est une nouvelle étape fondamentale de la transformation numérique des entreprises, qui doit être prise en compte dès aujourd’hui.

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