Comment le courtier en assurances Santiane booste son taux de transformation

Le courtier en assurances de santé en ligne a pu doubler le nombre de contrats qu'il a signés grâce à la technologie de Keynectis, qui donne à un clic la valeur légale d'une signature.

"Le monde des assurances est souvent perçu comme un univers nécessitant beaucoup de papier et de signatures manuelles. Or, nous n'en utilisons plus aucun des deux !", s'enthousiasme Christophe Courtin, président de Santiane, comparateur et courtier d'assurances santé en ligne

Le patron de cette PME de 80 salariés a d'abord employé des méthodes classiques : une fois l'internaute intéressé par la proposition de Santiane, il recevait par courrier classique le contrat, qui devait être signé puis renvoyé. Problème, vite constaté par Christophe Courtin : "si, au début, près de neuf contrats sur dix étaient effectivement renvoyés dument remplis, cette proportion s'est vite dégradée pour tomber à un sur deux". Or, tous ces contrats, personnalisés, nécessitaient un travail et des frais conséquents.

 

Signer en un clic

 

La signature électronique est donc vite apparue comme une solution permettant d'éviter cet investissement perdu. En effet, elle permet à l'internaute de recevoir, signer et renvoyer le contrat de manière presque simultanée par voie numérique : la proposition arrive au sein d'un e-mail, qui contient un lien permettant de lire le contrat, puis de le signer en un clic.

"Dans ce processus, l'engagement légal que constitue cette signature numérique est expliqué, de manière simple, et les durées de rétraction sont les mêmes que celles en vigueur pour un contrat papier" classique signé manuellement", argue Christophe Courtin.

 

"Sur 100 e-mails envoyés, 96 aboutissent désormais à la signature du client"

En 2008, Santiane retient alors deux prestataires capables de répondre à son souhait : CertEurope et Keynectis. C'est le second qui est finalement sélectionné.

"Keynectis avait réussi à obtenir l'aval d'Adobe pour pouvoir utiliser et reconnaître une signature électronique au format PDF. En outre, cette dernière pouvait être placée de manière assez souple sur le contrat, ce qui nous évitait de devoir revoir la forme de tous les contrats acceptés par les assureurs. Enfin, la même signature électronique de Keynectis peut également servir de signature autorisant le prélèvement bancaire aux yeux des banques", explique Christophe Courtin. Quant aux coûts, CertEurope et Keynectis proposaient peu ou prou la même facture.

 

Facture et ROI

 

Pour Keynectis, Christophe Courtin explique payer "près de 25 000 euros d'abonnement annuel fixe, auxquels s'ajoutent "entre 3 et 5 euros" par signature électronique. Des tarifs qui s'appliquent pour "à peu près 20 000 contrats annuels", et auxquels s'ajoutent les frais postaux, à hauteur de près de 6 euros par envoi.

Premier indicateur flagrant de retour sur investissement : sur 100 e-mails envoyés contenant des contrats, 96 aboutissent désormais à la signature du client. C'est donc deux fois plus qu'avant le déploiement de la solution "pour le même travail", fait remarquer Christophe Courtin. Ce dernier indique viser les 35 000 contrats signés de cette manière en 2011, et 55 000 en 2012. Des chiffres qui devraient lui fournir un argument pour bientôt lever des fonds.

 

En outre, six personnes étaient précédemment chargées de saisir et vérifier manuellement si les informations collectées par papier étaient justes. Un processus qui est aujourd'hui informatisé, et réalisé automatiquement. Le temps consacré au suivi et aux relances pour les contrats incomplets peut désormais être employé à d'autres taches.

Et même si Christophe Courtin admet ne pas avoir choisi la solution pour cette raison, il en souligne le bonus écologique, rappelant  que Santiane réalisera fin 2011 une économie annuelle de 1,7 tonne de papier grâce à Keynectis.

SIGNATURE / Cas utilisateur