SEO : la justice condamne les backlinks avec le nom d'un concurrent en ancre

La cour d'appel de Paris vient de condamner un acteur qui remontait plus haut que son concurrent lorsque le nom de ce dernier était recherché dans Google...

Il est donc illégal d'utiliser la marque d'un concurrent dans l'ancre d'un backlink. C'est en tout cas ce qu'a décidé la cour d'appel de Paris dans un arrêt du 28 mars, consultable sur legalis.net. Elle a en effet condamné l'entreprise Softbox Systems pour cette pratique qualifiée de "concurrence déloyale et parasitaire".

C'est évidement un concurrent, Sofrigam, qui a attaqué, après avoir fait constater à l'été 2011, via procès verbaux d'huissier, que la requête "Sofrigam" faisait remonter son concurrent Softbox Systems plus haut dans les résultats de Google.fr (et Google.com). Le résultat d'une campagne de netlinking menée par Softbox Systems, qui utilisait donc l'ancre "Sofrigam" pour des liens qui pointaient vers Softbox Systems.

La décision de la cour d'appel dit ainsi que "la société Softbox Systems en utilisant la dénomination sociale et le nom de domaine de la société Sofrigam dans des liens retours (backlinks), de façon intensive, pour obtenir un meilleur référencement internet a commis des actes de concurrence déloyale et de parasitisme économique". Elle a par conséquent condamné Softbox Systems à verser 50 000 euros de dommages-intérêts à son concurrent Sofrigam (en plus des 30 000 euros de frais de justice). 

Google / Référencement naturel