Fintech : La start-up française Finexkap lève 22,5 millions de dollars

Finexkap, qui finance les factures des professionnels en attente de paiement, a convaincu GLI Finance, Finsight et l'ex-COO de Lending Club.

Très joli coup pour la start-up française FinexKap, spécialisée dans l'affacturage à la demande sur le Web. Elle est parvenue à lever 22,5 millions de dollars (18 millions d'euros). D'abord, en bouclant un tour de table en série A de 7,5 millions de dollars (6 millions d'euros) auprès de GLI Finance, Finsight (fonds d'investissement spécialisé dans les Fintech) ainsi que l'ex-COO de Lending Club, John Donovan, des investisseurs privés et family offices. GLI Finance a injecté 4,1 millions de dollars sur le total et détient désormais 26,44% de la start-up. Mais FinexKap a également levé 15 millions de dollars (12 millions d'euros) pour alimenter ses véhicules de refinancement et financer ses opérations.

Finexkap propose de financer les factures des professionnels en attente de paiement pour leur éviter d'attendre que leurs clients ne les règlent. Les utilisateurs uploadent les factures sur la plateforme et une offre de financement leur est rapidement proposée, après un calcul de risque effectué par un algorithme. Si le professionnel accepte la proposition, alors la facture est acquise par les véhicules de refinancement gérés par Finexkap AM, qui s'occupe du recouvrement en facturant au professionnel à partir de 2,49% la valeur de la facture cédée.

700 entreprises en béta

La plateforme a été créée en 2012 par Arthur de Catheu et Cédric Teissier et compte déjà plus de 700 entreprises en béta, réalisant de 0 à 150 millions d'euros de CA. Ses demandes de financement cumulées dépassent 100 millions d'euros. La plateforme sera lancée publiquement au dernier trimestre. FinexKap avait déjà levé un million d'euros en 2013. La start-up emploie 14 personnes et prévoit 6 recrutements d'ici à début 2015.

FinexKap signe ainsi l'une des plus grosses levées françaises du secteur des fintech. En novembre 2013, Prêt d'Union avait de son côté levé 10 millions d'euros auprès de ses actionnaires historiques et de Schibsted pour accélérer le développement de sa plateforme de crédit entre particuliers. Mais le secteur fintech reste encore peu exploré dans l'Hexagone. Selon une étude réalisée par Accenture en mars, les start-up françaises qui œuvrent dans le domaine n'ont attiré que 13 millions de dollars entre 2008 et mars 2014, contre 49 millions d'euros pour la Russie, 51 pour l'Allemagne, 290 pour les pays nordiques et 781 millions pour le Royaume-Uni et l'Irlande.

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