EasyJet annonce un accord de principe sur une offre de rachat par Castlelake valorisant l'entreprise à plus de 5 milliards de livres
La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé dimanche avoir conclu un "accord de principe" sur les principaux termes d'une offre de rachat par la société d'investissement américaine Castlelake, qui valoriserait l'entreprise à plus de 5 milliards de livres.
Une offre à 6,90 livres par action
Le conseil d'administration d'EasyJet se dit "disposé à recommander aux actionnaires" d'accepter cette proposition à 6,90 livres par action "si une intention ferme" de lancer une offre était effectivement annoncée. À ce prix, EasyJet est valorisée à 5,23 milliards de livres sterling, soit 6,94 milliards de dollars. Castlelake avait initialement jusqu'à dimanche pour formuler une offre ferme, mais cette date limite est désormais repoussée au 3 août. "Il n'existe aucune certitude" qu'une telle offre soit finalement déposée, souligne d'ailleurs la compagnie.
Cet accord de principe met un terme à plusieurs mois de bras de fer. EasyJet avait rejeté les premières propositions du fonds, dont une à 6,50 livres par action, jugeant l'une d'elles "hautement opportuniste, formulée dans le contexte d'un cours de l'action EasyJet temporairement déprimé" en raison de la situation au Moyen-Orient, qui pèse sur les compagnies aériennes. La compagnie avait toutefois ouvert la porte au dialogue le 25 juin, accordant au fonds américain "l'accès à des informations commerciales limitées" dans l'espoir d'obtenir une meilleure proposition.
Castlelake, un poids lourd du leasing aéronautique
Fondé en 2005, Castlelake gère environ 38 milliards de dollars d'actifs, notamment dans l'aéronautique. Acteur important du leasing aérien, le fonds dispose d'une flotte de 375 avions loués à des compagnies comme Etihad, Qantas, Air India Express, Frontier et Viva. Il avait par ailleurs acquis en 2023 environ 32% de la compagnie scandinave SAS, participation aujourd'hui en cours de rachat par Air France-KLM.
Selon le communiqué d'EasyJet, Castlelake a exprimé son "profond respect" pour la compagnie et son intention de "soutenir sa croissance future et sa transformation en une compagnie aérienne européenne plus solide". Le fonds soutiendrait notamment le programme de modernisation de la flotte, qu'il juge "central pour la compétitivité, l'efficacité et les objectifs de durabilité à long terme". EasyJet avait publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, imputée en partie au conflit au Moyen-Orient, et prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté.