La Chine propose la création d'une "zone d'intelligence artificielle open source" pour les Brics

La Chine propose la création d'une "zone d'intelligence artificielle open source" pour les Brics Pékin veut fédérer les onze membres du bloc autour d'une coopération technologique en intelligence artificielle open source, en opposition aux modèles occidentaux.

La Chine veut piloter la création d'une "zone d'intelligence artificielle open source" pour les onze pays membres des Brics, a annoncé dimanche 13 septembre 2026 le président chinois Xi Jinping lors d'un sommet du bloc à New Delhi. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie technologique de Pékin face aux puissances occidentales.

Une initiative pour une IA ouverte et inclusive

Cette proposition, qui s'inscrit dans l'"initiative pour une intelligence artificielle ouverte et inclusive" promue par le dirigeant chinois, prévoit notamment de "soutenir la coopération dans le développement et l'application de grands modèles de langage", selon le compte rendu de son discours diffusé par CCTV, la télévision d'Etat chinoise.

Les entreprises chinoises spécialisées dans l'intelligence artificielle (IA) développent des modèles open source, ce qui signifie que le code de l'application est accessible à tous, permettant de comprendre son fonctionnement et de le modifier, contrairement aux modèles "fermés" commercialisés par les Occidentaux et notamment les Américains.

Le forum des Brics a été créé en 2009 pour rassembler les grandes économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, puis l'Afrique du Sud) hors des institutions dominées par les Etats-Unis et les puissances occidentales comme le G7.

Le dirigeant chinois a également appelé à la mise en place d'un "large cadre de gouvernance mondiale de l'IA fondé sur le consensus". Xi Jinping doit rencontrer le président Donald Trump aux Etats-Unis à la fin du mois de septembre. La gouvernance de l'intelligence artificielle devrait figurer parmi les principaux sujets de leurs discussions, alors que se multiplient les inquiétudes quant aux risques existentiels que cette technologie pourrait faire peser sur l'humanité.

Samedi, le patron d'Anthropic, Dario Amodei, a appelé à ralentir la vitesse de développement de l'IA, un message auquel se sont rapidement ralliés Elon Musk et Sam Altman (OpenAI).