OpenAI, Anthropic et Google DeepMind travaillent à la création d'un organe de supervision des risques liés à l'intelligence artificielle

OpenAI, Anthropic et Google DeepMind travaillent à la création d'un organe de supervision des risques liés à l'intelligence artificielle Les géants américains de l'intelligence artificielle envisagent une instance d'auto-régulation inspirée du secteur financier, qui pourrait nécessiter une loi pour éviter des problèmes de concurrence.

Les entreprises américaines OpenAI, Anthropic et Google DeepMind travaillent à la création d'un organe de supervision des risques liés à l'intelligence artificielle (IA), a déclaré OpenAI à l'AFP mardi 15 septembre, alors que se multiplient les appels à mieux contrôler les dérives de l'IA.

L'idée est née d'une proposition de Demis Hassabis, directeur général de Google DeepMind avant de passer président début août, qui suggérait une entité similaire à l'Autorité américaine de régulation de l'industrie financière (FINRA), instance d'auto-régulation du secteur financier. Dans son message mis en ligne mi-juillet, Demis Hassabis avait imaginé une structure financée par les entreprises du secteur, dont le conseil comprendrait des experts indépendants ainsi que des représentants de l'écosystème ouvert.

Ce dernier comprend les développeurs d'IA ouvertes, c'est-à-dire accessibles gratuitement, téléchargeables et modifiables, à la différence des modèles fermés comme ceux d'OpenAI ou Anthropic.

Un cadre légal nécessaire

L'instauration par la profession de son propre organe de surveillance nécessiterait vraisemblablement une loi, notamment pour éviter que l'industrie de l'IA ne soit accusée d'entente et d'infraction à la concurrence.

Une fois l'organisation en place, les sociétés les plus avancées de l'IA devraient soumettre leurs nouveaux modèles à un examen, axé en particulier sur la sécurité, avant de pouvoir les commercialiser. Cette nouvelle instance pourrait également être à l'initiative d'un ralentissement coordonné du développement de l'IA, selon Demis Hassabis, au cas où l'appréhension des risques ne suivrait pas le rythme de progression de l'intelligence artificielle.