Budget 2025 : les grandes entreprises alertent sur le danger des hausses d'impôts
Alors que l'Assemblée nationale examine le projet de loi de finances en séance publique, les grandes entreprises s'inquiètent de la "créativité fiscale" des députés.
Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, est enfin sorti de son silence. Le patron du premier employeur de France, qui refusait de commenter la situation politique, a déclaré jeudi dernier à l'antenne de France Inter que "les mesures annoncées dans le projet de loi de finances sont un tête-à-queue de politique économique". Le patron s'inquiète notamment des menaces que ces mesures font peser sur ses entreprises.
8 milliards d'euros de recettes attendues
"On a eu un mandat et demi qui n'a pas été un mandat de cadeaux, mais qui a permis de ramener la France dans la moyenne européenne. Avec l'augmentation du taux d'impôt sur les sociétés, le projet de loi de finances nous remet en queue de peloton européen en termes de qualité des finances publiques", s'alarme-t-il. Grâce à cette augmentation du taux d'impôts sur les 400 sociétés réalisant plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en France, le gouvernement espère retirer 8 milliards d'euros de recettes.
De son côté, le géant LVMH s'inquiète également. "L'impact devrait se situer entre 700 et 800 millions d'euros", a indiqué Jean-Jacques Guiony, directeur financier du groupe de luxe. "Et ceci alors que la France ne pèse que 7% de notre chiffre d'affaires. Nous représentons déjà 4,5% des impôts payés par les entreprises en France, et nous contribuons à hauteur de 10% du produit attendu de cette surtaxe selon le PLF. Ces chiffres devraient rassurer ceux qui craignent que l'on ne contribue pas aux efforts budgétaires en cours…" a souligné le directeur financier.
La peur de mesures permanentes
Ces mesures inquiètent la plupart des grands patrons Français. "Certes, la situation du pays mérite peut-être un effort de tous, et nos grandes entreprises y sont prêtes, mais il ne faut pas laisser la créativité fiscale à l'Assemblée nationale. Le projet du gouvernement ne nous plaît qu'à moitié, et les lignes rouges sont déjà dépassées, avec la remise en cause des allègements de charges", a expliqué un représentant du patronat au Figaro. Les grands patrons s'inquiètent notamment d'une hausse du coût du travail alors que l'énergie augmente, craignant également que ces taxes exceptionnelles ne deviennent permanentes, comme ce fut le cas d'autres impôts par le passé. "La liste des impôts dits "temporaires" qui sont devenus définitifs est considérable", souligne Alexandre Bompard. "Si j'ai moins de compétitivité, j'investis moins dans les magasins et dans les baisses de prix, je crée moins d'emplois".
Un conseiller des grands patrons alerte sur l'effet cascade de ces hausses d'impôts : "C'est le ruissellement à l'envers. Augmenter les impôts sur les grandes entreprises aura un impact sur les sous-traitants, sur les salaires et sur les investissements". Si l'arrivée à Matignon de Michel Barnier avait été accueillie en demi-teinte par les grands patrons, ceux-ci s'inquiètent désormais. "Le gouvernement doit reprendre la main, faire le tri dans les amendements qui seront présentés en séance, et se préparer à imposer son projet avec un 49.3", indique au Figaro un des dirigeants d'un des principaux groupes du CAC 40.
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