Le gouvernement rejette toute augmentation généralisée des salaires dans la fonction publique en 2026
Le ministère des Finances a exclu, mercredi 8 juillet, toute augmentation généralisée des salaires dans la fonction publique en 2026 pour des raisons de coûts. Les huit organisations syndicales représentatives dans la fonction publique (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FO et FA-FP) ont quitté la réunion moins de deux heures après son début, dénonçant l’absence de mesures générales concernant les rémunérations de près de 6 millions d’agents publics, a constaté l’AFP.
Un refus motivé par la contrainte budgétaire
Une revalorisation uniforme de 1% de la valeur du point d’indice coûterait 2,4 milliards d’euros à l’Etat, ce qui n’est "pas envisageable", a fait valoir le cabinet du ministre des Comptes publics, David Amiel. Mardi, ce dernier avait annoncé que l’Etat et la Sécurité sociale devaient faire 3 milliards d’euros d’économies supplémentaires sur 2026.
Face à cette contrainte, Bercy s’est borné à avancer quelques propositions ciblées sur les rémunérations et les carrières lors de la réunion avec les syndicats. Le point d’indice sert de base au calcul d’une partie de la rémunération des fonctionnaires.
Après trois années de gel de la valeur du point d’indice, la coupe semble pleine pour la plupart des organisations syndicales de la fonction publique. Elles s’opposent aussi à la suppression d’une prime en faveur du pouvoir d’achat et dénoncent un phénomène de "tassement" des grilles indiciaires, qui provoque un plafonnement des rémunérations.