Bernard Cazeneuve : "Mon objectif est de devenir président de la République"
Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre socialiste, a affirmé que son "objectif est de devenir président de la République" lors de l'élection de 2027. Dans un entretien à Marianne, publié mercredi soir, il déclare vouloir "porter les idées" auxquelles il croit. "J'ai tendance à penser que nul ne sera mieux placé que moi pour cela", assure-t-il.
Une ambition présidentielle assumée
Agé de 63 ans, Bernard Cazeneuve précise que "l'ensemble des démarches accomplies depuis plusieurs mois sont destinées à préfigurer une candidature, si toutefois le projet rencontre les circonstances". Il affirme également que sa "rencontre avec le peuple a déjà eu lieu", car il "sillonne" le pays depuis 2017.
Bernard Cazeneuve a publié une longue lettre aux Français, datée du 15 juillet, dans laquelle il dressait une ébauche programmatique. Ce document de 86 pages comporte des propositions pour refonder les services publics, garantir les souverainetés françaises et établir une règle d'or sociale.
Plusieurs prétendants pour 2027, déclarés ou pressentis, occupent le même espace social-démocrate que Bernard Cazeneuve, comme l'ex-président François Hollande, dont il fut le Premier ministre de décembre 2016 à mai 2017, ou encore l'eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann. Sur ce point, Bernard Cazeneuve déclare : "Si des personnes qui ont des idées proches des miennes sont en situation de le faire (se présenter à la présidentielle, ndlr), je ne vois pas pourquoi je les en empêcherais. Eux, feront-ils la même chose ?" Il ironise également : "Je suis très favorable à une primaire qui irait de Mélenchon à Le Pen, en incluant tous les autres. Ça s'appelle l'élection présidentielle".
Bernard Cazeneuve souhaite "rassembler ceux qui veulent échapper à la confrontation des deux blocs dégagistes", La France insoumise et l'extrême droite.
Bernard Cazeneuve a créé en 2022 son mouvement, La Convention, après avoir quitté le Parti socialiste pour marquer son opposition à l'alliance de gauche avec La France insoumise.
L'ancien Premier ministre met aussi l'accent sur les déficits. En 2017, le déficit public "était à 3%, puis à 2,75% après la loi de finances rectificative du premier gouvernement d'Edouard Philippe. Tout s'est dégradé ensuite", souligne-t-il.