Raphaël Glucksmann confirme avoir porté plainte après une ingérence russe le visant

Raphaël Glucksmann confirme avoir porté plainte après une ingérence russe le visant L'eurodéputé dénonce une opération de déstabilisation impliquant la diffusion d'une vidéo "entièrement truquée" visant à le discréditer à huit mois de la présidentielle de 2027.

Raphaël Glucksmann, eurodéputé et probable candidat à l’élection présidentielle de 2027, a indiqué mercredi avoir porté plainte après avoir été la cible d'une campagne de désinformation d'origine russe à huit mois du scrutin, lors d'un déplacement dans l'Aude.

Début août, l'eurodéputé avait dénoncé une opération de "déstabilisation" le visant, avec la diffusion d'une vidéo "entièrement truquée" impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son compagnon, et le journaliste Edwy Plenel.

Raphaël Glucksmann avait expliqué avoir appris du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qu'il avait été la cible d'une attaque du groupe prorusse Storm-1516, "directement piloté par le GRU", les services secrets de l'armée russe. Le parquet de Paris avait annoncé dans la foulée l'ouverture d'une enquête.

Lors d'un point-presse à Jonquières, commune de l'Aude, au cours d'un déplacement consacré à l'écologie sur les lieux d'un incendie exceptionnel qui avait parcouru 17 000 hectares en août 2025, Raphaël Glucksmann a déclaré : "J'ai porté plainte, et il est fondamental de dire cette chose simple : nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l'élection existentielle pour le peuple français qu'est l'élection présidentielle de 2027. Il y aura des ingérences, elles seront massives. Nous devons nous préparer et lutter contre elles".

Raphaël Glucksmann n'est pas le seul à avoir porté plainte. Gabriel Attal, candidat à la présidentielle 2027 et patron du parti Renaissance, également visé par des opérations d'ingérence en provenance de réseaux russes, via des "deepfakes, faux reportages vidéo et fausses unes de journaux", selon ses avocats, avait déjà annoncé samedi avoir déposé plainte. Une série d'opérations de déstabilisation, toutes attribuées à des réseaux prorusses, ont ciblé en quelques jours trois candidats déclarés ou pressentis à la présidentielle. Edouard Philippe, candidat d'Horizons, a lui aussi été ciblé, et calomnié notamment sur son état de santé.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur des soupçons d'ingérence russe visant Raphaël Glucksmann, après la diffusion d'un faux reportage cherchant à le discréditer. L'enquête, confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité, est ouverte notamment pour de possibles délits liés à la fabrication d'images truquées "dans le but de servir les intérêts d'une puissance étrangère" ou d'une entité "sous contrôle étranger".