L’UX Universelle

L’expérience utilisateur est centrale. Les e-commerçants l’ont bien compris et cherchent sans cesse à améliorer leurs sites pour les rendre plus lisibles, plus intuitifs et plus plaisants pour les internautes qui le visitent – avec pour objectif de faciliter et d’accélérer l’achat.

Mais qu’en est-il de l’univers BtoB et plus particulièrement de l’écosystème de la publicité digitale ? Les professionnels de la publicité évoluent dans un environnement complexe dans lequel la multiplication des canaux et des devices les obligent à passer sans cesse d’un outil à un autre, d’une interface à une autre… un temps de prise en main et d’adaptabilité qui ajoute de la frustration supplémentaire, et qui empêche inévitablement les marketeurs de profiter de l’ensemble des opportunités offertes par les médias digitaux.

De même que la centralisation de l’ensemble des données d’achat et de diffusion au sein d’une plateforme unique pourra être l’une des premières réponses à la nécessaire simplification de l’écosystème, il est également essentiel de s’attarder sur l’expérience utilisateur pour unifier les différents usages. La prise en compte des interactions entre les différents utilisateurs et l’outil conduira à la conception d’une eXpérience Utilisateur Universelle (UX Universelle), destinée à rendre le produit accessible par tous : l’identification de l’ensemble des usages, réunis en un seul produit.

Pour cela, inspirons-nous des principes d’utilisabilités de Jakob Nielsen - expert dans le domaine de l’ergonomie informatique, qui nous permettront d’identifier quelques bonnes pratiques applicables au domaine de l’adtech :

Esthétique et design minimaliste : un design doit avant tout savoir mettre en valeur l’information. Dans cette optique, il doit être sobre et aller à l’essentiel.

Considérer l’utilisateur : durant l’ensemble du cycle de vie des différents produits, les actions utilisateurs doivent être prises en compte et analysées de manière exhaustive. Par exemple : de la création de campagne au suivi des indicateurs, de l’utilisation d’outils tiers (ad verification, ad measurement, etc.) à la réalisation de reporting…

Collecte de données, manipulation et transparence : il est important de considérer l'utilisateur, et non l'entreprise, comme propriétaire de ses données. De cette manière l’utilisateur pourra choisir d’agréger les données de façon intelligente et créer ses propres objectifs afin de faciliter l’accès à la bonne information, pour le bon utilisateur, au bon moment.

Algorithmes et aide à la prise de décision : afin d’améliorer l’expérience utilisateur, les frustrations telles que celles liées à la prise de décision par exemple (lancement d’une nouvelle campagne, définition du CPM…) doivent nécessairement être levées. C’est pourquoi pour les actions importantes générant beaucoup de stress, un outil d’aide à la décision (conçu à partir d'algorithmes puissants) pourra être développé afin d’aider l’utilisateur à opter pour la meilleure décision possible.

Faciliter l’identification et la gestion des erreurs : les messages d’erreur doivent être formulés de manière claire et explicite quant au problème associé.

Aide et documentation : toute fonctionnalité doit pouvoir être utilisée sans avoir à recourir à une documentation. Dans le cas où la prise en main d’un outil nécessiterait un accompagnement plus poussé, l’aide et la documentation devront être accessibles aisément. Cela pourra, dans la majorité des cas, se traduire par une bulle d’information intégrée à l’interface, ou par des pages d’aide dédiées.

Reconnaître plutôt que mémoriser : les informations pour utiliser l’interface doivent être immédiatement visibles ou très rapidement accessibles. Par exemple, les boutons d’action principaux doivent être plus mis en avant par rapport au reste des composants, grâce à un design distinctif et reconnaissable dans toute la plateforme.

Cohérence et standards : le système doit être conforme au mode de représentation de l’utilisateur et respecter les standards d’utilisation (des autres outils du marché par exemple). Ce principe concerne notamment le placement des éléments cliquables (respects des conventions, choix des pattern), en fonction des intentions et des actions souhaitées.

Un engagement continu : chaque fonctionnalité, une fois développée, doit être testée par des utilisateurs afin d’être sûre qu’elle correspond au besoin de celui-ci.

L’objectif de ces bonnes pratiques est de constituer une ligne directrice qui permettra aux équipes produit et aux équipes de développement de collaborer : en respectant la cohérence du design général et les fonctionnalités tout au long du cycle de vie du produit, afin de rendre l’outil lisible et utilisable par tous.

La mise en place de ces 9 règles pourra être couplée avec l’utilisation d’une méthodologie centrée utilisateur comme le design thinking. Il s’agit là de combiner au maximum les compétences techniques et créatives, afin d'offrir aux utilisateurs le même environnement visuel quel que soit le logiciel qu'ils emploient, quel que soit la technologie de développement utilisée.

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