Frais de santé 2026 : les prix des consultations augmentent chez tous les médecins et le gouvernement modifie les tarifs des hôpitaux
Tous les médecins sont obligés d'augmenter le prix des consultations. En parallèle, un décret du gouvernement impose une hausse des frais hospitaliers. Les retraités seront particulièrement touchés par l'évolution des frais de santé en 2026.
Attendue, puis retardée, elle est désormais officielle. La hausse des tarifs chez tous les médecins est entrée en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026. Initialement prévue pour le 1ᵉʳ juillet 2025, cette mesure avait été suspendue temporairement suite à une alerte émise par le comité de suivi de l'ONDAM (Objectif national de dépenses d'assurance maladie).
C'est donc avec 6 mois de retard que cette nouvelle grille tarifaire est appliquée. Conséquence : le prix de nombreuses consultations, autant chez les généralistes que chez les médecins spécialistes, a augmenté. A ces nouveaux tarifs s'ajoute l'instauration de la majoration de coordination spécialiste (MCS). Il s'agit d'un supplément de 5 euros que peut facturer un médecin spécialiste lorsqu'il voit un patient dans le cadre du parcours de soins coordonnés et qu'il effectue un retour au médecin traitant.
Concrètement, le tarif de base d'une consultation chez un médecin généraliste conventionné secteur 1 est passé de 26,50 à 30 euros. Les tarifs chez les médecins spécialistes ont également augmenté. Consulter un gynécologue coûte maintenant 35 euros (40 euros avec la MCS), contre 33,50 euros en 2025. La consultation chez un psychiatre ou un neurologue est passée de 50 à 52 euros, et peut atteindre 57 euros avec la MCS. De leur côté, les consultations en gériatrie voient leur coût grimper à 37 euros, ou 42 euros avec la MCS. Enfin, une consultation chez un médecin spécialiste en médecine physique de motricité voit son prix bondir de 31 à 35 euros, soit 40 euros avec la MCS.

La hausse du prix des consultations n'est pas la seule qui intervient en 2026. Plusieurs décrets parus le 1ᵉʳ mars dernier sont venus officialiser certaines mesures contenues dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2026. Le forfait hospitalier, qui couvre les frais de repas et d'une chambre à l'hôpital, est passé de 20 à 23 euros. Dans les services de psychiatrie, ce forfait a grimpé de 15 à 17 euros. Enfin, le forfait "patients urgence", facturé pour chaque passage aux urgences sans hospitalisation, a également augmenté, pour atteindre 23 euros, contre 19,61 euros auparavant.
Un autre décret publié le 1ᵉʳ mars 2026 prévoit la hausse des tarifs nationaux journaliers pratiqués par les établissements de santé, comme les hôpitaux publics ou les cliniques privées. Ainsi les hospitalisations, les soins ambulatoires, les opérations chirurgicales et les séjours dans les centres de rééducation et de réadaptation vont coûter plus cher. Idem pour l'hospitalisation à domicile (HAD), qui voit sa tarification grimper à 280,84 euros par jour pour les établissements exerçant uniquement une activité de HAD et à 468,63 euros par jour pour les établissements ayant une activité mixte.
Ces hausses de tarifs impactent notamment les personnes âgées qui consultent plus souvent des médecins, surtout des spécialistes, qui enchainent les séjours à l'hôpital et qui ont davantage recours à la HAD. Selon un rapport de la DREES, les plus de 65 ans consultent un médecin 8 à 12 fois par an en moyenne. C'est deux fois plus que la moyenne nationale.
Evidemment les dépenses de santé sont, la plupart du temps, remboursées par la Sécurité sociale et les mutuelles de santé. Pour une consultation chez le médecin, la Sécurité sociale rembourse par exemple 70% du prix et les complémentaires santé les 30% restants. Seul un reste à charge obligatoire de 2 euros doit être payé par le patient.
Or, la hausse du coût des soins conduit automatiquement à une augmentation des dépenses pour les mutuelles. Ces dernières risquent donc de réévaluer les cotisations mensuelles réclamées à leurs adhérents. Alors que les 96% de Français qui ont une mutuelle payent en moyenne 110 euros par mois pour ce service, les plus de 55 ans payent quant à eux environ 124,21 euros par mois. Une facture qui pourrait encore s'alourdir.