Le Petit Duc, la pâtisserie qui réinvente les recettes d'autrefois

Le Petit Duc, la pâtisserie qui réinvente les recettes d'autrefois Rachetée par un ancien de Louis Vuitton, la société fait partie des finalistes du Grand prix des jeunes créateurs du commerce.

"Un jour, Anne Daguin m'a fait gouter un de ses calissons, se souvient Laurent Palanque. Moi qui n'ai pourtant jamais aimé ça, j'ai eu une petite larme à l'œil, comme ça arrive parfois quand on mange quelque chose de très très bon." Il les a tellement aimés que quelques mois plus tard, en 2012, il décide de lui racheter le fabricant de biscuits et confiseries – notamment célèbre pour ses triangles aux amandes et ses désirés à la vanille – qu'elle a fondé dans le Sud de la France il y a 20 ans, avec son mari, Hermann Van Beeck, le pâtissier historique, toujours en poste, et associé de Laurent Palanque.

laurent palanque sokebana
Laurent Palanque a racheté Le Petit Duc en 2012. © Sokebana

Aussi intense eut-il été, le plaisir gustatif alors éprouvé par l'ancien directeur e-commerce, Internet et service clients Europe de Louis Vuitton n'est pas le seul facteur déclenchant de sa reconversion. A 39 ans, ce polytechnicien n'en est pas à son premier accès de gourmandise. En 2010, il quitte ses fonctions chez le maroquinier pour reprendre les rênes de la Maison Charaix, le spécialiste ardéchois du macaron. Un choix motivé par son envie d'entreprendre et son amour de l'artisanat.

"Je pourrais passer des heures à regarder travailler un bottier, confie celui qui a officié dans l'industrie du luxe pendant 8 ans. En tant que consommateur, je suis attiré par les choses confidentielles qui nécessitent des savoir-faire particuliers."

On comprend mieux pourquoi il s'est intéressé d'aussi près au Petit Duc, qui fabrique ses produits à Saint-Rémy de Provence depuis sa création, se faisant fort de réinventer les recettes d'autrefois – certaines datent du 14e siècle – en les réalisant avec des ingrédients d'aujourd'hui.

Depuis plus d'un an, Laurent Palanque est donc à la tête d'une "marque forte", même si elle est "peu connue", comme il le confesse. Tout son travail consiste désormais à la développer, "à la faire vivre et à la protéger". Une tâche que ses précédentes expériences professionnelles – au sein du groupe LVHM, et avant cela, du Boston Consulting Group –  devraient lui faciliter.

La pâtisserie de Saint-Rémy de Provence a ouvert son premier point de vente sur Paris en juin 2013

Il y a tout juste un mois, le propriétaire du Petit Duc a ouvert son premier point de vente parisien, dans le 7e arrondissement. Un choix que celui qui a travaillé pendant deux ans sur la prestigieuse avenue Montaigne n'a aucun mal à justifier : "A Saint-Rémy de Provence, nous avons beaucoup de clients internationaux, parmi lesquels des Japonais qui sont des habitués de la Rive gauche".

Mais cette population aisée ne constitue pas son cœur de cible. Laurent Palanque préfère dire qu'il s'adresse à tous les gourmands, quelle que soit leur bourse : "Au Petit Duc, on peut trouver des sachets de biscuits à 4 euros. Nous vendons des produits très haut de gamme, au même titre que La Maison du Chocolat et Ladurée, mais nous nous voulons moins luxueux et moins exclusifs dans l'image".

Le Grand prix des jeunes créateurs du commerce, dont le JDN est partenaire, est organisé par Unibail-Rodamco. Le groupe soutient les initiatives dans le domaine du commerce en mettant à disposition du gagnant de l'édition 2013 un magasin dans l'un de ses centres commerciaux. Le lauréat se verra également offrir la prise en charge du droit d'entrée ainsi que les 6 premiers mois de loyer.

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