En quoi les marchés financiers et la zone euro en particulier impactent l’assurance vie ?
Menaces d'éclatement de la zone euro, chutes de gouvernements et dégradations en cascade par les agences de notation auront rendu les investisseurs nerveux, en manque de visibilité, le tout dans un contexte de volatilité exacerbée.
Néanmoins, devant cette sévère crise qui s'est installée depuis ces dernières années les conséquences restent, pour l’instant, marginales pour les fonds en euros des contrats d’assurance vie et la sécurité des sommes placées en assurance vie n’est pas menacée. Quant aux unités de compte, elles ont certes subi le contrecoup de la crise mais pas autant que les indices boursiers ou les actions détenues en direct.
Alors que le début d'année
avait vu les marchés financiers résister aux turbulences exogènes (printemps
arabe, tsunami au Japon), ils ont été touchés de plein fouet à partir de l'été
par les inquiétudes sur les dettes souveraines. Menaces d'éclatement de la zone
euro, chutes de gouvernements, déclarations multiples lors des nombreux sommets
de la « dernière chance » et dégradations en cascade par les agences de
notation auront rendu les investisseurs nerveux, en manque de visibilité, le
tout dans un contexte de volatilité exacerbée. Il y a fort à parier que les
assurés vont encore avoir besoin d’être rassurés.
Néanmoins, devant cette sévère crise qui s'est installée depuis ces dernières années les conséquences restent, pour l’instant, marginales pour
les fonds en euros des contrats d’assurance vie et la sécurité des sommes
placées en assurance vie n’est pas menacée. En effet, pour ce qui est de la
zone euro, les fonds collectés par l'assurance-vie
sont placés en obligations émises par les États, placements traditionnellement
très stables. Les assureurs détiennent certes des emprunts grecs, mais
en trop faible proportion (environ 1%) pour mettre en cause leur
solvabilité.
Et même si la crise se propage à d’autres états (Italie ou
Espagne), les assureurs seraient en mesure d’absorber ces pertes grâce à trois leviers :
* en diminuant
légèrement les taux d’intérêts servis aux assurés (en moyenne 3% cette année),
* en puisant
dans leurs fonds propres,
* en débloquant
le fonds de garantie. Ce fonds permet de protéger les avoirs des épargnants à
hauteur de 70 000 € par personne et par compagnie quel que soit le nombre
de contrats détenus dans cet établissement. A noter que les contrats
luxembourgeois sont garantis sans plafond par le Grand Duché.
Les contrats
d’assurance vie en unités de compte proposent eux une répartition de l’épargne
sur différents placements : majoritairement des actions mais aussi
d’obligations et d’actifs monétaires et immobiliers. Les unités de compte ont
certes subi le contrecoup de la crise mais pas autant que les indices boursiers
ou les actions détenues en direct. Bien au contraire, la diversification des
placements permet de diminuer le risque global du portefeuille. Et n’oublions
pas qu’historiquement et malgré les soubresauts boursiers, les supports actions
restent les plus rentables parmi tous les investissements.
L’assurance vie
est aujourd’hui le produit le plus intéressant pour une épargne longue. Son
rendement s’apprécie sur le long terme permettant d’amortir les variations
conjoncturelles de la bourse. Il est plébiscité par les Français car il répond
à leurs attentes en matière d’épargne offrant le meilleur ratio entre risques,
rémunération et avantages fiscaux.