Wall Street bat record sur record… pour combien de temps encore ?

L'économie américaine a mieux résisté que prévu ces derniers mois, ce qui a encouragé la hausse des actions en Bourse.

Cet été, les Bourses américaines ont connu une période exceptionnelle. Les grands indices ont battu plusieurs records. Mais à l'approche de la rentrée, certains signes incitent à la prudence.

Les marchés ont profité d'un été favorable

Le S&P 500 a gagné 24 % depuis le début de l'année. Le Nasdaq, très lié aux valeurs technologiques, a bondi de 37 %, d'après Les Échos. Ces performances reposent en grande partie sur quelques grandes entreprises comme Nvidia, Apple ou Microsoft.

La hausse s'explique aussi par l'idée que la Réserve fédérale pourrait bientôt baisser ses taux. Les investisseurs misent sur un premier geste dès novembre, selon les données du CME FedWatch Tool citées par Les Échos. Mais la Fed reste prudente.

Lors d'un discours à Jackson Hole, Jerome Powell a rappelé : " Nous sommes prêts à relever encore les taux si nécessaire, et avons l'intention de les maintenir à un niveau restrictif jusqu'à ce que nous soyons certains que l'inflation reflue durablement ", a déclaré le président de la Fed, cité par Le Monde.

En parallèle, les derniers chiffres économiques ont montré un PIB en hausse de 2,4 % au deuxième trimestre. Le chômage reste bas, autour de 3,5 %, et la consommation des ménages tient bon, malgré des taux d'intérêt encore élevés.

Des valorisations qui posent question

Même si l'économie montre des signes de solidité, certains analystes estiment que la Bourse va trop vite. Le rapport entre le prix des actions et les bénéfices (le "P/E") est plus élevé que d'habitude, surtout dans la tech. Certaines entreprises se négocient à plus de 40 fois leurs profits.

Nvidia illustre bien cette tendance. Son bénéfice a été multiplié par dix sur un an, porté par la demande dans l'intelligence artificielle, selon Le Monde. Mais cette concentration des gains sur quelques titres rend les indices plus sensibles aux variations.

Mohamed El-Erian, conseiller économique chez Allianz, alerte sur ce point dans Les Échos : " Les marchés risquent de mal réagir au moindre écart négatif sur les données économiques, tant les attentes sont élevées. "

D'autres éléments pourraient peser dans les semaines à venir. Les tensions géopolitiques restent présentes, notamment en Ukraine, en mer de Chine ou autour du nucléaire iranien. Ces sujets, évoqués dans Le Monde, pourraient créer de la volatilité. En plus, les débats budgétaires à venir aux États-Unis pourraient ajouter de l'incertitude.