Wolfenstein : action frénétique et désordonnée

Wolfenstein : action frénétique et désordonnée Retour aux sources pour les développeurs de Raven Software. Dernière mouture de l'illustre ancêtre des jeux de tir, ce titre se met aux standards actuels, malheureusement sans jamais les dépasser.

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Des armes qui pourraient plaire aux Ghostbusters © Activision

Wolfenstein fait figure d'ancêtre. Premier jeu de tir et d'action sorti sur PC, avant les Doom, Quake et Duke Nukem, il a créé un genre. Qu'on veuille donc lui rendre hommage en le sortant de sa torpeur peut sembler logique. L'entreprise avait d'ailleurs déjà été tentée en 2001 par id Software avec très correct Return to Castle Wolfenstein. 

Mais si les petits gars de Raven ont été parmi les précurseurs du FPS (Heretic, Hexen, Jedi Knight...), ils sont aujourd'hui un peu perdus au milieu de développeurs plus inspirés. Tout comme leur très mitigé Quake 4, ce Wolfenstein ne révolutionne pas le genre et ne parvient pas à se hisser au niveau des canons actuels. Il se contente d'être juste honnête.

Comme dans Return to Castle Wolfenstein, on incarne l'agent BJ Blazkowicz au service des américains contre la menace nazi. On aura deviné que l'époque est celle de la seconde guerre mondiale. Mais Wolfenstein n'est pas un énième jeu sur ce thème, puisqu'il détourne un peu le concept en donnant aux forces allemandes accès à des pouvoirs surnaturels que notre héros va découvrir et apprendre à se servir.

La moitié des armes proposées est traditionnelle : lance-roquettes, fusil de précision, pistolet mitrailleur et fusil d'assaut. Et l'autre est d'ordre imaginaire. On pourra aussi bénéficier de pouvoirs pour ralentir le temps, voir les points faibles de ses adversaires et traverser quelques éléments de décors.  

Un petit mot sur l'intelligence artificielle toute droit sortie du premier épisode. En jouant à Wolfenstein, on s'étonne d'affronter à nouveau des hordes de zombies déguisées en soldats. Les ennemis bougent à peine lorsqu'on leur tire dessus, ils ne s'organisent que rarement pour attaquer, peinent à éviter les grenades, n'anticipent pas les déplacements triviaux du joueur...

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Encore l'occasion d'une séance de tir au pigeons © Activision

On augmentera volontiers la difficulté et même ainsi, les scènes les plus folles sont permises : assaut à coup de crosse sur une tranchée défendue par 4 ennemis, séance de snipe à découvert contre des ennemis supérieurs en nombre etc. Seules les créatures dotées de pouvoirs surnaturels sont un peu dangereuses, mais elles ne sont pas nombreuses.

Les décors sont variés, les ennemis aussi cependant. Et l'arsenal peut être amélioré par l'argent récolté au fur et à mesure de la progression. On aura aussi plaisir à se mettre délibérément en danger histoire de corser le jeu, ce que le nombre élevé d'ennemis permet sans problème.

Moins dirigiste qu'un Call of Duty, Wolfenstein évite toutefois les environnements trop ouverts à la Crysis, par exemple. On se sent guidés de bout en bout, sans pour autant être enfermé dans un couloir. Les musiques et bruitages sans être désagréables, ne sont pas non plus remarquables. Et ce bilan spécifique peut d'ailleurs être généralisé à l'ensemble du jeu, graphismes compris. Pas mauvais, Wolfenstein est juste sans grande saveur. On est loin de l'inspiration d'un Half Life 1 ou 2, de la mise en scène d'un Call of Duty Modern Warfare ou d'un Bioshock. 

Comptez 8 à 10 heures de jeu pour le mode histoire. Le multijoueur est limité à un mode de jeu seulement. 

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Les améliorations des armes sont sensibles et efficaces. © Activision

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