C'est la date de naissance la plus rare de France d'après les données de l'INSEE, elle est pourtant très courante au Japon
Parmi les 366 dates du calendrier, une est la reine des anniversaires en France : le 20 septembre. Ce jour-là, il naît 6% de bébés de plus qu'un jour moyen. Si vous êtes né un 20 septembre, vous ne manquez donc pas de compagnie. Mais le plus intéressant se cache à l'autre bout du classement.
Le classement des 366 dates, fait par le site RareBirthday avec des données de l’Insee, couvre les naissances enregistrées depuis 1998 dans 29 pays différents. Le site explique le pic de septembre par les fêtes de fin d'année. En remontant trente-huit semaines en arrière depuis le 20 septembre, on retombe sur le 28 décembre, quand beaucoup de couples sont en congé en même temps. Le phénomène n'a rien de français. A l'échelle des 29 pays étudiés, le 20 septembre est aussi la date la plus répandue. Dix-sept des 29 nations ont leur jour le plus fréquent en septembre.
Le jour le plus rare n'est pas très loin de septembre sur le calendrier puisqu'il se trouve en décembre, à l'occasion d'un jour férié. Il s'agit du 25 décembre. Noël arrive bon dernier, 366ème sur 366. En moyenne, 1 636 bébés y voient le jour, soit 23% de moins qu'un jour ordinaire : c'est le jour de l'année où l'on naît le moins en France. Ses voisins du 23, du 24 et du 26 décembre sont eux aussi parmi les dates les moins fréquentes.
Le 29 février, que l'on aurait imaginé imbattable, s'incline donc. Il reste l'une des dates les plus rares au monde, mais la palme de l'exclusivité revient bien à Noël. Les nés un 29 février n'ont pas à rougir pour autant : leur date reste une curiosité du calendrier, avec un anniversaire tous les 4 ans.
Pourquoi un tel creux à Noël ? Le site avance une explication : ce jour-là, les maternités tournent selon un planning de jour férié et les naissances qui peuvent être repoussées le sont. Déclenchements et césariennes programmées désertent le calendrier, et seuls les bébés pressés se présentent.
La France n'a d'ailleurs rien d'une exception : ce creux de Noël est un phénomène très répandu. Le 25 décembre est la date la plus rare dans 16 des 29 pays étudiés, de la Belgique à l'Allemagne, en passant par la Norvège ou le Portugal. Seul le Japon échappe à la règle : le 25 décembre y est la deuxième date la plus fréquente de l'année, selon le site.
Entre les deux extrêmes, l'écart est net : 23 % sous la moyenne pour le 25 décembre, 6% au-dessus pour le 20 septembre. Les enfants de Noël ont donc un talent certain : débarquer le jour où tout le monde, maternités comprises, rêve de rester tranquille. Une entrée discrète en statistiques, mais difficile à oublier.