Chômage en France : les taux par mois, catégorie, âge...

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Chômage en France : les taux par mois, catégorie, âge... Le nombre de chômeurs de catégorie A baisse de 1,4% en août 2021 par rapport à juillet, et du même pourcentage entre le premier et le deuxième trimestre 2021. Le nombre trimestriel de chômeurs de catégorie B augmente de 4%.

Le chômage continue sa lente baisse en France. Au mois d'août, le nombre de chômeurs en catégorie A (c'est-à-dire en recherche d'emploi et n'ayant exercé aucune activité) en France métropolitaine a diminué de 1,4% par rapport au mois de juillet (- 51 300), pour s'établir à 3 545 000, selon les chiffres de la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publiés fin septembre. C'est une chute de 8,5% par rapport à août 2020. En comptant les catégories B (personnes exerçant une activité réduite courte) et C  (personnes exerçant une activité réduite longue), la baisse est de 0,7% sur le mois d'août (- 43 500), et 3,6% sur un an.

La Dares suit également les évolutions trimestrielles du taux de chômage. Selon ses chiffres publiés le 27 juillet dernier, le nombre de chômeurs de catégorie A diminue ainsi de 1,4% au deuxième trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, et de 15,3% sur un an. Le nombre de demandeurs d'emploi dans cette catégorie s'établit à 3 750 100. Le nombre demandeurs d'emploi en catégorie B augmente quant à lui de 4% par rapport au premier trimestre. Au total, le nombre de chômeurs en catégorie A, B et C diminue de 0,5% ce trimestre et de 2,1% en un an pour s'établir à 5 984 000 en France, dont 5 688 700 en France métropolitaine. Sur cette période, on dénombre 707 800 personnes inscrites à Pole Emploi mais non tenues de chercher un emploi, soit parce qu'elles ne sont pas immédiatement disponibles (c'est la catégorie D : formation, sécurisation professionnelle, maladie), soit parce qu'elles sont pourvues d'un emploi bien que toujours inscrites à Pole Emploi (c'est la catégorie E : contrat aidé, création d'entreprise).

Le 9 novembre 2017, Pôle emploi et le ministère du Travail ont annoncé qu'à partir du mois de janvier 2018, la Dares (le service d'études et statistiques du ministère du Travail) publiera tous les trois mois le nombre de demandeurs d'emploi. Jusqu'à présent, les chiffres étaient rendus publics tous les mois. Selon le communiqué de presse de la Dares, "cette refonte de la publication vise à mettre l'accent sur les évolutions tendancielles de ces statistiques plutôt que sur leurs variations au mois le mois, qui sont très volatiles et parfois difficiles à interpréter". Cependant, depuis, la Dares a recommencé à publier les chiffres mensuels en complément des chiffres trimestriels.

Les chômeurs en France

La tendance est à la baisse pour toutes les catégories d'âge et de genre.

Le nombre de chômeurs en France pour la catégorie A. © JDN

Selon la Dares, le nombre de jeunes chômeurs (moins de 25 ans) passe de 795 200 au deuxième trimestre 2020 à 737 100 au deuxième trimestre 2021 soit une baisse de plus de 7,3% en un an. Le nombre de chômeurs de plus de 50 ans passe lui de 1 479 600 à 1 504 600 sur la même période soit une hausse de ,169%.

Les chômeurs en France, selon la catégorie

Le nombre de chômeurs en France par catégorie. © JDN

Au deuxième trimestre 2021, la France compte 3 750 100 chômeurs en catégorie A (sans emploi), dont 3 510 500 en France métropolitaine uniquement, et 2 233 900 en activité réduite (catégories B et C), dont 2 178 200 en Métropole. Le nombre de chômeurs baisse pour la catégorie A avec -1,4% en France métropolitaine (-1,3% sur l'ensemble du territoire) par rapport au trimestre précédent, mais augmente de 3,59% pour les catégories B et C. (+1,5% sur l'ensemble du territoire). Sur an, l'évolution est de respectivement -15,26% en catégorie A en France métropolitaine (-14,79% sur l'ensemble de la France), +30,38% en catégories B et C en France métropolitaine (+30,4% sur tout le territoire).

Le chômage en France, selon la durée

Le nombre de chômeurs en France selon la durée d'inscription. © JDN

Entre le deuxième trimestre 2020 et le deuxième trimestre 2021, le nombre d'inscrits depuis moins d'un an en France métropolitaine passe de 3 128 200 à 2 827 600, ce qui correspond à une baisse de 9,6%. En revanche, le nombre d'inscrits depuis un an ou plus est en hausse de 6,6% (de 2 685 100 à 2 861 200) sur la même période.

Les motifs du chômage en France

Les motifs du chômage en France. © JDN

Selon la Dares, la première raison d'inscription à Pôle Emploi est un retour d'inactivité, qui concerne 88 100 nouveaux chômeurs au deuxième trimestre 2021, suivi à égalité des fins de contrats et des réinscriptions rapides, avec 84 700 nouveaux chômeurs pour chaque catégorie. Cela représente respectivement 17,8% et 17,1% des entrées au chômage.

Les ruptures conventionnelles représentent elles 36 200 personnes, soit 7,3% des inscriptions. En revanche, les licenciements économiques sont plus rares et comptent pour 1,7% des inscriptions avec 8 500 cas.

Le taux de chômage en France

Le taux de chômage en France depuis 1975. © JDN

D'après l'Insee, sur le deuxième trimestre 2021, le taux de chômage dans l'Hexagone s'élève à 8% de la population (7,8% dans l'Hexagone)  soit une baisse de 1,23 point par rapport au premier trimestre 2021.  Si le taux de chômage des moins de 25 ans demeure élevé (19,8%), il est toutefois en diminution par rapport au trimestre précédent où il s'élevait à 20,6%. Chez les 25-49 ans, le taux de chômage est passé de 7,3% à 7,1%. Le taux de chômage des plus de 50 ans augmente, et passe de 5,5% à 5,9%.

Le nombre de chômeurs par département

Selon les données de Pole Emploi, en août 2021, en France, les départements qui comptent le plus de chômeurs de catégorie A sont les Bouches-du-Rhône, La Réunion, le Nord, Paris, le Rhône et la Seine-Saint-Denis.

Le nombre de chômeurs de catégorie A par département en août 2021
Département Nombre de chômeurs Département Nombre de chômeurs
Ain 8 890 Indre-Et-Loire 28 760
Aisne 35 350 Isère 57 700
Allier 16 310 Jura 60 460
Alpes-de-Haute-Provence 8 930 La Réunion 129 920
Alpes-Maritimes 66 500 Landes 18 570
Ardèche 17 560 Loire 37 930
Ardennes 15 410 Loire-Atlantique 67 950
Ariège 9 210 Loiret 33 580
Aube 19 520 Loir-et-Cher 13 670
Aude 23 340 Lot 8 310
Aveyron 10 560 Lot-et-Garonne 16 440
Bas-Rhin 56 010 Lozère 2 310
Bouches-du-Rhône 133 990 Maine-et-Loire 40 620
Calvados 30 830 Manche 16 980
Cantal 3 660 Marne 29 270
Charente 17 350 Martinique 38 750
Charente-Maritime 30 550 Mayenne 10 820
Cher 14 410 Meurthe-et-Moselle 36 580
Corrèze 9 760 Meuse 8 680
Corse du sud 5 270 Moselle 56 100
Côte-d'Armor 26 220 Nièvre 7 480
Côte-d'Or 21 960 Nord 169 870
Creuse 4 770 Oise 43 070
Deux-Sèvres 14 190 Orne 11 920
Dordogne 18 360 Paris 143 090
Doubs 26 720 Pas-de-Calais 76 770
Drôme 30 250 Puy-de-Dôme 29 870
Essonne 65 880 Pyrénées-Atlantiques 28 520
Eure 29 550 Pyrénées-Orientales 32 270
Eure-et-Loir 20 070 Rhône 105 370
Finistère 38 980 Saone-et-Loire 23 020
Gard 48 970 Sarthe 28 130
Gers 7 710 Savoie 18 950
Gironde 88 550 Seine-et-Marne 77 160
Guadeloupe 51 230 Seine-Maritime 68 010
Guyane 21 230 Seine-Saint-Denis 132 220
Haute-Corse 6 380 Somme 31 570
Haute-Garonne 85 940 Tarn  20 120
Haute-Loire 9 070 Tarn-et-Garonne 15 130
Haute-Marne 7 350 Territoire de Belfort 8 120
Haute-Pyrénées 11 930 Val-de-Marne 83 660
Hautes-Alpes 6 400 Val-d'Oise 79 790
Haute-Saône 10 100 Var 53 250
Haute-Savoie 41 130 Vaucluse 38 700
Haute-Vienne 16 280 Vendée 25 950
Haut-Rhin 40 440 Vienne 16 980
Hauts-de-Seine 90 810 Vosges 18 060
Hérault 81 240 Yonne 14 700
Ille-et-Villaine 45 790 Yvelines 74 950
Indre 9 820    

C'est dans le département du Nord que les chômeurs de catégorie A sont les plus nombreux. Ils sont 169 870 en août 2021 contre 161 430 un mois plus tôt (+5,2%). Deuxième département dans lequel le nombre de chômeurs est le plus élevé : Paris avec 143 090 inscrits soit 10 100 de moins qu'en octobre (+7,6%). Ce sont les Bouches-du-Rhône qui complètent le podium avec 133 990 inscrits (+4,9% sur un mois).

A l'opposé de l'échelle, les départements qui comptent le moins de chômeurs sont la Lozère (2 310, soit une hausse mensuelle de 7,9%), le Cantal (3 660 soit 100 de plus que le mois précédent, soit une hausse de 2,8%) et la Creuse (4 770, soit une augmentation de 5,1% sur un mois). Les chiffres nationaux cités sont corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Le taux de chômage par département

Grâce à notre carte interactive, découvrez le taux de chômage par département au deuxième trimestre 2021, selon l'Insee.

Les trois départements français qui affichent le plus fort taux de chômage sont les Pyrénées Orientales (12,4%), l'Hérault (11,3%) et l'Aisne (11%). Dans les trois départements, le taux de chômage est en légère hausse par rapport au premier trimestre 2021 puisqu'il était de 15,3% dans les Pyrénées Orientales, 12,4% dans l'Hérault et 11,2% dans l'Aisne. A l'inverse, les départements aux taux de chômage les plus bas sont le Cantal (4,4%), la Lozère (5,1%) et la Mayenne (5,2%). Ces trois territoires enregistrent des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale qui s'établit à 8% en France métropolitaine. 

Le chômage sous les différents présidents de la République

Le taux de chômage en fonction des Présidents. © JDN

Des derniers présidents à avoir dirigé la France, c'est sous Nicolas Sarkozy que les chiffres du chômage ont été les meilleurs. En janvier 2008, le taux de chômage en France métropolitaine est à son plus bas depuis janvier 1996, à 6,8%. Le plus faible nombre de chômeurs de catégorie A depuis 1996 a lui aussi été enregistré sous le prédécesseur de François Hollande, en février 2008, à 1 976 900 dans la métropole. Pour ses premiers mois complets à l'Elysée, Emmanuel Macron a connu une hausse du chômage en mai un reflux en juin et une hausse en juillet et en août. Sur le mois de septembre, a eu lieu une baisse de 1,8 point. Avant d'être revus à la hausse en octobre et à la baisse en novembre puis en décembre. Ces chiffres sont donc irréguliers. Emmanuel Macron comptait sur la réforme du code du travail par ordonnances, vigueur depuis le 1er janvier 2018, pour faire baisser durablement le taux de chômage. Selon lui, il faudrait deux ans pour se rendre compte des résultats des réformes. Toutefois, le chômage a diminué de 1 point au premier trimestre 2018 avant d'augmenter très légèrement au second. Mais la crise du coronavirus a bouleversé les prévisions en faisant augmenter le taux de chômage. Le taux de chômage selon l'Insee a été de 9% en 2018, 8,4% en 2019 et 8% en 2020.

Certains emplois, peu connus du grand public, s'avèrent particulièrement rémunérateurs. Tant mieux, ils manquent souvent de main d'oeuvre. © JDN

Bon à savoir

Le nombre de chômeurs en France représentés dans le premier graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et donc non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

Le taux de chômage présenté dans le second graphique est un bon indicateur de la santé économique d'un pays. De manière générale, le taux de chômage correspond à la part de la population active qui est au chômage. Sont répertoriées dans la population active les personnes qui occupent effectivement un emploi, y compris celles qui travaillent à temps partiel, et celles qui sont en recherche active d'emploi. Il ne suffit donc pas d'être en âge de travailler pour être comptabilisé dans la population active. La définition du taux de chômage peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des critères retenus par les instituts nationaux de statistique.

Ce taux de chômage est calculé par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) selon lesquelles un chômeur est une personne de plus de 15 ans qui remplit trois critères. D'abord, elle n'a pas travaillé du tout au cours de la semaine de référence. Ensuite, elle est disponible pour travailler dans les deux semaines. Enfin, elle a recherché activement un travail dans les trois dernier mois ou en commence un dans moins de trois mois.

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