Taux de chômage et nombre de chômeurs en France

Taux de chômage et nombre de chômeurs en France Selon les données publiées par la Dares le 25 juillet 2018, le nombre de chômeurs diminue de 0,1% par rapport au premier trimestre 2018. Le taux de chômage touche 9,1% de la population active.

Au second trimestre 2018, le nombre de chômeurs de catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité est en hausse de 0,1% par rapport au trimestre précédent, soit une augmentation de 4 600 demandeurs d'emploi. Toutes catégories confondues, au second trimestre 2018, le nombre d'inscrits s'élève à 6 238 900 personnes en France métropolitaine contre 6 255 800 au trimestre précédent. Il s'agit d'un repli de 0,3%.

Soulignons également qu'au second trimestre 2018, pour l'ensemble des catégories et dans la France entière, le nombre de chômeurs atteint 6 557 600 personnes contre 6 592 100 au trimestre précédent, soit une baisse de 0,2%.

Le 9 novembre 2017, Pôle emploi et le ministère du Travail ont annoncé qu'à partir du mois de janvier 2018, la Dares (le service d'études et statistiques du ministère du Travail) publiera tous les trois mois le nombre de demandeurs d'emploi. Jusqu'à présent, les chiffres étaient rendus publics tous les mois. Selon le communiqué de presse de la Dares, "cette refonte de la publication vise à mettre l'accent sur les évolutions tendancielles de ces statistiques plutôt que sur leurs variations au mois le mois, qui sont très volatiles et parfois difficiles à interpréter". 

Les chômeurs en France

© JDN

Au second trimestre 2018, par rapport au trimestre précédent, le nombre de chômeurs est en augmentation de 1,9% chez les moins de 25 ans alors qu'il avait baissé de 1,2% au trimestre précédent. Chez les 50 ans et plus, la hausse trimestrielle est de 0,1%. En revanche, chez les 25-49 ans, le nombre de demandeurs d'emploi baisse de 0,3%. Précisons également que le nombre de chômeurs est stable chez les hommes tandis qu'il augmente de 0,2% chez les femmes.

Les chômeurs en France, selon la catégorie

La répartition des demandeurs d'emploi par catégorie. © JDN

Au second trimestre 2018, sur les cinq catégories de chômeurs, trois sont en baisse : les chômeurs de catégorie B (-0,7%), les chômeurs de catégorie D (-2,5%) et les chômeurs de catégorie E (-4,6%). En revanche, le nombre de chômeurs de catégorie A est en augmentation de 0,1%. Le nombre de chômeurs de catégorie C est pour sa part en hausse de 0,5%.

Les chômeurs de catégorie D sont ceux qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage en entreprise, d'une formation, d'une maladie professionnelle, etc.), y compris les demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle

Le chômage en France, selon la durée

Les demandeurs d'emploi selon leur ancienneté. © JDN

Entre le premier et le second trimestre 2018, le nombre d'inscrits depuis moins d'un an passe de 3 051 000 à 3 016 900, ce qui correspond à une baisse de 1,1%. Sur un an, la diminution est de 3,2%. En revanche, le nombre d'inscrits depuis un an ou plus est en hausse de 1,6% (de 2 570 000 à 2 611 000). Sur un an, l'augmentation est même de 7,2%. Observons également que le nombre de demandeurs d'emploi de deux ans à moins de trois ans augmente de 2,8%.

Les motifs du chômage en France

Les motifs d'inscription à Pôle emploi. © JDN

En France métropolitaine, au second trimestre 2018, le principal motif du chômage (outre le motif autre cas) est la fin de contrat (115 900 soit 21,9% des motifs d'inscription à Pôle emploi). Précisons que les ruptures conventionnelles représentent 6,3% des motifs d'inscription à Pôle emploi, soit une baisse trimestrielle de 1,2%. Relevons également que 9 100 licenciements économiques ont eu lieu au second trimestre 2018, soit un recul de 5,2%. Enfin le nombre d'inscrits pour cause de première entrée sur le marché du travail est en augmentation trimestrielle de 7,1% et représente 7,2% des motifs d'inscription à Pôle emploi.

Le taux de chômage en France

Le taux de chômage en France depuis 1975. © JDN

D'après l'Insee, sur le second trimestre 2018, le taux de chômage dans l'Hexagone s'élève à 9,1% de la population  soit une baisse de 0,1 point par rapport au premier trimestre 2018. Si le taux de chômage des moins de 25 ans demeure élevé (20,8%), il est toutefois en diminution par rapport au trimestre précédent où il s'élevait à 21,4%. Chez les 25-49 ans, la baisse est plus modeste puisque le taux de chômage est passé de 8,6% à 8,5%. Le taux de chômage des seniors ne bouge pas : il reste à 6,5%, comme au semestre précédent.

Les chiffres ont été dévoilés le mardi 14 septembre par l'Insee. Le jour même, la ministre du Travail Muriel Pénicaud s'est exprimée sur le sujet. Invitée sur RTL, elle a déclaré "se réjouir" des chiffres sans pour autant se satisfaire : "le taux de chômage est encore très élevé. Il faut travailler sur tous les leviers et cela prendra du temps".

Le nombre de chômeurs par département

Au premier trimestre 2018, en France métropolitaine, les trois départements qui comptent le plus de chômeurs de catégorie A sont le Nord , les Bouches-du-Rhône et Paris . 

Le nombre de chômeurs de catégorie A par département au premier trimestre  2018
Département Nombre de chômeurs Département Nombre de chômeurs
Ain 25 400 Indre-et-Loire 30 100
Aisne 36 700 Isère 57 700
Allier 17 900 Jura 10 100
Alpes-de-Haute-Provence 11 000 Landes 22 500
Alpes-Maritimes 75 500 Loire 38 000
Ardèche 19 700 Loire-Atlantique 64 000
Ardennes 16 000 Loiret 35 500
Ariège 9 900 Loir-et-Cher 14 900
Aube 20 200 Lot 8 900
Aude 26 100 Lot-et-Garonne 17 700
Aveyron 10 800 Lozère 2 800
Bas-Rhin 55 200 Maine-et-Loire 39 000
Bouches-du-Rhône 140 900 Manche 19 800
Calvados 35 100 Marne 28 700
Cantal 4 600 Mayenne 10 100
Charente 17 700 Meurthe-et-Moselle 37 800
Charente-Maritime 35 400 Meuse 9 100
Cher 16 400 Morbihan 35 500
Corrèze 10 100 Moselle 56 400
Corse du sud 10 500 Nièvre 8 500
Côte-d'Armor 28 300 Nord 179 900
Côte-d'Or 24 200 Oise 44 100
Creuse 5 400 Orne 12 900
Deux-Sèvres 15 000 Paris 132 000
Dordogne 21 900 Pas-de-Calais 89 000
Doubs 25 300 Puy-de-Dôme 31 100
Drôme 31 000 Pyrénées-Atlantiques 32 300
Essonne 58 100 Pyrénées-Orientales 38 900
Eure 31 400 Rhône 95 700
Eure-et-Loir 21 800 Saone-et-Loire 24 800
Finistère 42 700 Sarthe 27 700
Gard 55 100 Savoie 17 200
Gers 7 400 Seine-et-Marne 66 000
Gironde 93 600 Seine-Maritime 73 200
Haute-Corse 11 000 Seine-Saint-Denis 120 100
Haute-Garonne 76 500 Somme 34 200
Haute-Loire 9 400 Tarn  20 800
Haute-Marne 8 400 Tarn-et-Garonne 16 600
Haute-Pyrénées 13 900 Territoire de Belfort 7 400
Hautes-Alpes 6 800 Val-de-Marne 75 200
Haute-Saône 10 800 Val-d'Oise 71 900
Haute-Savoie 35 800 Var 68 100
Haute-Vienne 17 000 Vaucluse 41 500
Haut-Rhin 40 300 Vendée 29 000
Hauts-de-Seine 79 800 Vienne 18 000
Hérault 88 600 Vosges 19 900
Ille-et-Villaine 43 700 Yonne 16 100
Indre 10 900 Yvelines 64 600

Au mois de décembre 2017, c'est en Lozère, dans le Tarn-et-Garonne et dans Lot-et-Garonne que le chômage a le plus augmenté ( + 7,1%, +4,2%  et +4%). En revanche, dans plusieurs départements, le reflux est important : Hautes-Alpes (-32%), Savoie (-26,7%) et Haute-Savoie (-9,2%).

Comme le mois précédent, c'est dans le département du Nord que les chômeurs de catégorie A sont les plus nombreux. Ils sont 179 900 en décembre contre 180 300 un mois plus tôt (-0,2%). Deuxième département dans lequel le nombre de chômeurs est le plus élevé : les Bouches-du-Rhône avec 140 900 inscrits soit 100 de moins qu'en octobre. C'est Paris qui complète le podium avec 132 000 inscrits (-0,2% sur un mois).

A l'opposé de l'échelle, les départements qui comptent le moins de chômeurs sont la Lozère (2 800, soit une hausse mensuelle de 7,1%), le Cantal (4 600 soit le même nombre que le mois précédent) et la Creuse (5 400, soit une augmentation de 1,85% sur un mois). Les chiffres nationaux cités sont corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Le taux de chômage par département

Grâce à notre carte interactive, découvrez le taux de chômage par département au troisième trimestre 2017.

Les trois départements français qui affichent le plus fort taux de chômage sont les Pyrénées Orientales (14,8%), l'Hérault (13,4%) et l'Aisne (13,2%). Dans les trois départements, le taux de chômage est en recul par rapport au quatrième semestre 2016 puisqu'il était de 15,3% dans les Pyrénées Orientales, 13,9% dans l'Hérault et 13,2% dans l'Aisne. A l'inverse, les départements aux taux de chômage les plus bas sont le Cantal (5,9%), la Lozère (6%) et la Mayenne (6,3%). Ces trois territoires enregistrent des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale qui s'établit à 9,3% en France métropolitaine. 

Le chômage sous les différents présidents de la République

Le taux de chômage en fonction des Présidents. © JDN

Des derniers présidents à avoir dirigé la France, c'est sous Nicolas Sarkozy que les chiffres du chômage ont été les meilleurs. En janvier 2008, le taux de chômage en France métropolitaine est à son plus bas depuis janvier 1996, à 6,8%. Le plus faible nombre de chômeurs de catégorie A depuis 1996 a lui aussi été enregistré sous le prédécesseur de François Hollande, en février 2008, à 1 976 900 dans la métropole. Pour ses premiers mois complets à l'Elysée, Emmanuel Macron a connu une hausse du chômage en mai un reflux en juin et une hausse en juillet et en août. Sur le mois de septembre, a eu lieu une baisse de 1,8%. Avant d'être revus à la hausse en octobre et à la baisse en novembre puis en décembre. Ces chiffres sont donc irréguliers. Emmanuel Macron compte sur la réforme du code du travail par ordonnances pour faire baisser durablement le taux de chômage. Toutes les mesures des ordonnances sont en vigueur depuis le 1er janvier 2018. Selon lui, il faudra deux ans pour se rendre compte des résultats des réformes. Toutefois, le chômage a diminué de 1% au premier trimestre 2018 avant d'augmenter très légèrement au second..

Certains emplois, peu connus du grand public, s'avèrent particulièrement rémunérateurs. Tant mieux, ils manquent souvent de main d'oeuvre. © JDN

Bon à savoir

Le nombre de chômeurs en France représentés dans le premier graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et donc non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

Le taux de chômage présenté dans le second graphique est un bon indicateur de la santé économique d'un pays. De manière générale, le taux de chômage correspond à la part de la population active qui est au chômage. Sont répertoriées dans la population active les personnes qui occupent effectivement un emploi, y compris celles qui travaillent à temps partiel, et celles qui sont en recherche active d'emploi. Il ne suffit donc pas d'être en âge de travailler pour être comptabilisé dans la population active. La définition du taux de chômage peut varier d'un pays à l'autre, en fonction des critères retenus par les instituts nationaux de statistique.

Ce taux de chômage est calculé par l'Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT) selon lesquelles un chômeur est une personne de plus de 15 ans qui remplit trois critères. D'abord, elle n'a pas travaillé du tout au cours de la semaine de référence. Ensuite, elle est disponible pour travailler dans les deux semaines. Enfin, elle a recherché activement un travail dans les trois dernier mois ou en commence un dans moins de trois mois.

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