Taxe Zucman : un débat à 100 millions d'euros qui n'intéresse pas les salariés

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Pendant que les ultrariches monopolisent le débat, 25 millions de salarié(e)s travaillent : il faudrait 3986 ans à un salarié médian pour atteindre 100 millions d'euros de patrimoine.

La France n'a pas de gouvernement stable, pas de budget voté, mais elle a un débat passionnant : faut-il taxer à 2% les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros ? 1800 personnes concernées. Sur 67 millions d'habitants. Soit 0,0027% de la population. Pendant ce temps, aucun projet de loi n'existe. Aucune majorité parlementaire ne se dessine. Mais on parle. On débat. On s'indigne. On tweete. On plateau-téléise. Bienvenue dans le pays où l'on préfère discourir plutôt que faire. 

Attention : ce débat mérite pourtant d'exister. Oui, les ultra-riches doivent contribuer proportionnellement. Oui, l'optimisation fiscale agressive pose problème. Oui, la concentration des richesses interroge notre modèle social. Gabriel Zucman, économiste sérieux, ne sort pas ces propositions d'un chapeau. 

Mais attention bis : ne cassons pas les rares scale-up françaises. La France compte environ 25 licornes. Pas 250 comme aux États-Unis. Pas 100 comme au Royaume-Uni. 25. Certains fondateurs de ces entreprises entrent effectivement dans cette catégorie des 1800 ultra-riches. Faut-il les taxer et à quel moment ? Sans doute faut-il le faire intelligemment pour ne pas tuer dans l'œuf l'écosystème tech français déjà fragile. Le vrai scandale n'est pas cette taxe hypothétique. C'est qu'on en parle pendant des semaines alors qu'aucun texte n'existe, qu'aucune action concrète n'est engagée, et que pendant ce temps, les vrais sujets des 99,997% restants passent à la trappe.

La vérité du salariat français

Parlons de vous. De nous. Des 25 millions de salariés français qui ne seront jamais concernés par cette taxe. Pas par manque d'ambition. Par mathématiques pures. L'équation impossible du patrimoine salarial. Prenons un cadre supérieur bien payé : 80 000 euros brut annuel. Un excellent salaire en France. Regardons la réalité derrière ce chiffre selon le simulateur URSSAF :

Salaire brut annuel : 80 000 euros

  • Cotisations salariales (≈22%) : -17 600 euros
  • Net avant impôt : 62 400 euros
  • Impôt sur le revenu (≈20% pour ce niveau) : -12 480 euros
  • Net disponible : 49 920 euros

Mais ce n'est que la moitié de l'histoire. L'employeur paie aussi :

  • Cotisations patronales (≈42%) : 33 600 euros
  • Coût total employeur : 113 600 euros

Réalité cachée : pour 113 600 euros investis, vous récupérez 49 920 euros. Soit 44% du montant initial. Les 56% restants partent en cotisations sociales et impôts. Ce n'est ni bien ni mal, c'est le modèle social français. Mais c'est un fait mathématique. 

Le patrimoine médian français : la vraie référence

Arrêtons de fantasmer. Voici les chiffres INSEE 2024 :

  • Salaire médian en France : 2 091 euros net/mois (25 092 euros/an)
  • Patrimoine net médian des ménages : 177 200 euros
  • Patrimoine net moyen : 276 800 euros (la moyenne étant tirée vers le haut par les très riches)

Pour atteindre 100 millions d'euros de patrimoine en partant de zéro avec un salaire médian, en épargnant 100% de vos revenus (sans manger, ni dormir quelque part), il vous faudrait... 3 986 ans.

Même en gagnant 10 000 euros net/mois et en épargnant 50% (5 000 euros/mois = 60 000 euros/an), avec un rendement de 5% annuel, il faudrait 135 ans pour atteindre 100 millions.

Les vrais enjeux du salariat en 2025

Pendant qu'on débat d'une taxe qui ne vous concernera jamais, voici vos combats quotidiens : l'inflation salariale française : 2,3% en moyenne (données APEC 2024). Quand l'inflation réelle est à 4-5%, votre pouvoir d'achat recule. Chaque année.

Sans oublier que le taux de réponse aux candidatures : 50% reçoivent "parfois" ou "généralement" une réponse (HelloWork 2024). L'autre moitié ? Ghosting algorithmique total. 70% des CV sont éliminés automatiquement avant même d'atteindre un humain (Jobscan). Pas parce que vous êtes incompétent. Parce qu'un robot a décidé que vous manquiez de trois mots-clés. 88% des employeurs admettent que les ATS (Applicant Tracking Systems) éliminent régulièrement des candidats hautement qualifiés (Harvard Business School). La vraie question n'est pas "comment avoir 100 millions" mais "comment gagner 10-20% de plus" ou "comment changer de job sans envoyer 150 candidatures dans le vide".

Ce que vous pouvez réellement contrôler

Vous ne contrôlez pas la fiscalité des ultra-riches. Vous ne contrôlez pas les débats parlementaires fantômes. Vous ne contrôlez pas l'héritage que vous n'avez pas reçu. Vous contrôlez votre employabilité, votre positionnement, votre visibilité. Les leviers accessibles (basés sur 5000 recrutements analysés) : 

1. Votre CV est votre premier filtre 

Les recruteurs passent 15 secondes sur un CV. Pas 15 minutes. 15 secondes. Si l'information essentielle n'est pas visible immédiatement, vous êtes éliminé.

Les 14 critères d'un CV efficace :

  • Lisible en 15 secondes maximum
  • Titre clair et poste recherché visible immédiatement
  • 70% de l'espace consacré aux expériences professionnelles
  • Chaque expérience = 1 résultat chiffré minimum
  • 9 compétences réparties en 3 thèmes
  • Coordonnées visibles en moins de 5 secondes

Un exemple concret : "Gestion du standard" devient "Gestion de 150 appels/jour avec 95% de satisfaction client (-30% de temps de traitement grâce à l'optimisation du processus)".

2. LinkedIn n'est pas un CV en ligne

80% des cadres expérimentés sabotent leurs opportunités avec des profils LinkedIn défaillants. Votre profil est consulté 24h/24 par les recruteurs. Un profil incomplet équivaut à une candidature éliminée d'office pour les postes entre 50 et 150k euros. Les 20 critères essentiels :

  • Photo professionnelle (pas de selfie)
  • Bandeau personnalisé
  • Titre optimisé pour les recruteurs, pas pour votre ego
  • URL personnalisée
  • Badge "open to work" (multiplie par 5 la visibilité)

Avant : "Cherche nouveau challenge professionnel" Après : "Traffic Manager | Expert SEO & Ads | +300% de croissance | Formateur Digital"

3. Votre Unique Insight™ est invisible aux robots

Les ATS détectent des mots-clés. Ils ne détectent jamais votre motivation réelle, votre façon unique d'aborder les problèmes, votre vision stratégique. C'est pourtant ce qui fait la différence dans 80% des recrutements de cadres. Identifier votre Unique Insight™ transforme un chercheur d'emploi en profil chassé. Ce n'est plus "j'ai besoin d'un job" mais "voici la valeur ajoutée unique que j'apporte dans le bon contexte".

4. La méthode des 60 entreprises

Arrêtez de postuler à l'aveugle sur 200 offres. Ciblez 50-60 entreprises où vous voulez vraiment travailler. Identifiez le N+1, le DRH, leurs emails, leurs profils LinkedIn. Personnalisez chaque approche.

Résultat attendu : 60 entreprises contactées → 3 entretiens → 1 nouveau job en moins de 4 mois.

Thomas, 43 ans, ancien entrepreneur : "J'envoyais 30 candidatures par semaine sans résultat. J'ai appliqué la méthode des 60 entreprises ciblées. 5 entretiens en 2 semaines. Deux propositions fermes un mois plus tard."

L'impact mesurable

Ces méthodes ne sont pas théoriques. Elles ont produit 5000 recrutements réels, avec des résultats mesurables :

  • Taux de réponse multiplié par 3 avec un CV optimisé
  • Délai moyen de repositionnement : 3 mois (vs 8-12 mois en méthode classique)
  • Augmentation salariale moyenne : 15% lors du changement

Marie, 34 ans, Traffic Manager : "Après mon second congé maternité, aucun retour sur mes candidatures. Deux semaines après avoir refait mon CV selon la méthode, 3 entretiens. Un mois plus tard, CDI en scale-up avec 15% d'augmentation."

Le vrai débat de septembre 2025

Pendant que vous lisez cet article, 1800 personnes très riches dorment tranquillement. Elles ont des avocats fiscalistes, des family offices, des structures d'optimisation. Elles ne lisent pas le Journal du Net pour savoir comment gérer leur patrimoine. Vous, vous avez un CV à refaire. Un profil LinkedIn à optimiser. Un pitch à structurer. Une stratégie de recherche à construire.

La vraie question n'est pas "faut-il taxer les 100 millions ?" C'est "comment passer de 55k euros à 75k euros ?", "comment sortir du ghosting algorithmique ?", "comment être enfin visible pour les bons recruteurs ?".

Conclusion : quand on n'a rien à faire, on parle

La France excelle dans l'art du débat théorique. Pendant qu'aucun gouvernement stable ne se forme, pendant qu'aucune loi n'est votée, on consacre des heures d'antenne à une taxe concernant 0,0027% de la population. Les 99,997% restants ? Ils négocient leurs 2% d'augmentation. Ils optimisent leur CV pour passer les filtres ATS. Ils espèrent qu'un recruteur daignera répondre à leur candidature.

Vous n'aurez jamais 100 millions en restant salarié. Ce n'est pas une opinion, c'est une équation mathématique. Mais vous pouvez augmenter votre salaire de 15-25%. Vous pouvez décrocher le job qui vous correspond vraiment. Vous pouvez sortir du ghosting algorithmique. Pendant que la classe politique parle, vous pouvez faire. Et quand on n'a rien à dire, on se tait.

Les chiffres clés à retenir :

  • 1800 personnes concernées par la taxe Zucman (0,0027% de la population)
  • 25 millions de salariés en France
  • Salaire médian : 2 091 euros net/mois
  • Patrimoine médian : 177 200 euros
  • 70% des CV éliminés automatiquement par les ATS
  • 3 986 ans pour atteindre 100M euros avec un salaire médian en épargnant 100%
  • 15% d'augmentation moyenne lors d'un changement avec méthode structurée