Pour rester en forme après la cinquantaine, il n'est pas toujours nécessaire de s'inscrire dans une salle de sport ou de courir chaque matin. Une activité bien plus festive pourrait faire l'affaire, à condition de la pratiquer régulièrement et avec un minimum de bon sens. Des chercheuses britanniques se sont penchées sur un loisir que l'on associe spontanément aux jeunes adultes. Leur constat est sans appel : cette activité procure des bienfaits physiques, mentaux et sociaux considérables à celles qui la pratiquent après 40, 50 ou même 60 ans.
L'étude en question a été menée par l'Université de Leeds, au Royaume-Uni sur 136 femmes âgées de 40 à 65 ans, avec un âge moyen de 47,6 ans. Toutes partagent un point commun : elles fréquentent régulièrement des soirées de musique électronique, que ce soit dans des clubs, lors de festivals ou dans des fêtes privées. La danse sur des rythmes électroniques sollicite les jambes, le bassin et le dos de manière continue. Elle entretient la mobilité articulaire et la coordination motrice, augmente le rythme cardiaque et fait travailler l'endurance cardiovasculaire. Surtout, elle lutte efficacement contre la sédentarité, un facteur de risque majeur pour la santé des femmes après 50 ans.
Les participantes à l'étude ne considèrent pas leurs sorties comme un simple divertissement. Plusieurs d'entre elles décrivent explicitement la danse comme une composante à part entière de leur condition physique. Pour le professeur Alinka Greasley, co-auteure de l'étude : "Pour ces femmes, danser sur de la musique électronique n'est pas un retour vers le passé, c'est une pratique active qui entretient leur santé cardiovasculaire et leur équilibre mental au présent."
C'est sans doute sur le plan psychologique que les bénéfices sont les plus frappants. Selon les résultats de l'étude, 91% des femmes interrogées estiment que le fait de sortir danser contribue positivement à leur bien-être général. Le lien social joue un rôle central dans l'équation. Selon l'étude, 87,5% des femmes interrogées affirment que ces sorties les aident à se connecter à elles-mêmes et aux autres. Ce constat n'a rien d'anodin. Les chercheurs qui ont étudié les "zones bleues", ces régions du monde où l'on observe une concentration exceptionnelle de centenaires, comme l'île d'Okinawa au Japon, la Sardaigne en Italie ou la péninsule de Nicoya au Costa Rica, ont identifié le lien social comme l'un des facteurs déterminants de la longévité.
Par ailleurs, passé la cinquantaine, le corps devient plus sensible à l'inactivité, la récupération est plus lente, et le stress accumulé au fil des responsabilités peut peser davantage. La danse apporte alors plusieurs bénéfices simultanément : du mouvement, du plaisir, une forme d'expression de soi, de la détente et des relations sociales. C'est précisément cette combinaison qui ce loisir si bénéfique pour les femmes passées 50 ans.