A l’arrivée sur l'île grecque Hydra, inutile de chercher une voiture pour rejoindre son hébergement. Une loi des années 1950 y a interdit non seulement les voitures mais aussi les vélos afin de préserver le caractère originel de l’île et son dédale de ruelles praticables à pied. Evidemment, les motos, scooteurs et tout autre véhicule motorisé Les cyclomoteurs sont également absents. Sur terre, les habitants et les visiteurs marchent ou se déplacent à cheval, à dos de mule ou d’âne. Hydra compte plus de 1 000 équidés, c’est-à-dire des chevaux, des mules et des ânes, tous présentés comme des animaux de travail.
La conséquence se mesure d’abord au bruit. Le calme qui y règne est presque perturbent, tant nous n'y sommes plus habitués. . Les déplacements deviennent aussi une partie de la visite : le principal sentier côtier s’étend de part et d’autre de la ville d’Hydra sur huit kilomètre, le long de la côte nord. Il passe près de demeures peintes construites par de riches armateurs aux XVIIIe et XIXe siècles. L’Orloff Hotel occupe ainsi un bâtiment datant de 1798.
Hydra ne possède pas d’aéroport : pour venir d’Athènes, le trajet passe par le port du Pirée, d’où la traversée dure environ 1 heure 30. La liaison fonctionne toute l’année.
Une fois sur place, la mer remplace la route pour atteindre les coins les plus éloignés. Des bateaux réguliers desservent Plakes, Vlychos, Agios Nikolaos et Bisti. Certaines criques ne sont accessibles qu’à pied ou par la mer, en raison du relief et du faible nombre de routes. Le Guide officiel d’Athènes prévient toutefois qu’Hydra ne possède pas de longues plages de sable : la baignade se pratique notamment depuis les falaises et dans les criques.
L’île n’est pas restée à l’écart de toute vie culturelle. Leonard Cohen y a vécu dans les années 1960, une période marquante de sa scène bohème. Le Guide officiel d’Athènes cite également Henry Miller, Mick Jagger et Nikos Ghikas parmi ses admirateurs célèbres, aux côtés des artistes, des intellectuels et des visiteurs venus pour la journée.
En ce mois d'août, la période favorable pour se rendre à Hydra n’est pas terminée. Le guide Ryo situe la meilleure saison pour visiter les îles Saroniques entre mai et septembre, avec des températures diurnes estivales autour de 28°C et une moyenne de 25°C en juin et en septembre. Pour une escapade cette année, le geste décisif reste donc simple : gagner Le Pirée, choisir l’une des traversées, puis laisser les roues derrière soi.