Impôts locaux : cette taxe destinée aux propriétaires de maison baisse en 2026 dans tous les départements
Les propriétaires en ont pris l'habitude : leurs impôts locaux augmentent régulièrement. Taxe foncière, taxe d'habitation sur les résidences secondaires, taxe d'enlèvement des ordures ménagères... Tous ces prélèvements ont une fâcheuse tendance à croître d'année en année. Mais pour une fois c'est l'inverse ! Une taxe payée par de nombreux propriétaires, principalement ceux possédant une maison, baisse en 2026.
La raison ? L'Insee a publié récemment l'indice du coût de construction pour l'année 2026. Après avoir progressé de 3% en 2024, puis de 1,75% en 2025, cet indice enregistre maintenant une baisse de 4%. Or, l'évolution de cet indice influence directement le montant de la taxe d'aménagement. En clair, si l'indice du coût de construction diminue, mécaniquement, la taxe d'aménagement suit le même chemin.
La taxe d'aménagement est un impôt local perçu par les communes et les départements. Une seule région touche également une part de cette taxe : la région Île-de-France. Cet impôt sert à financer des équipements publics, comme les voiries. La taxe d'aménagement doit être payée pour chaque opération de construction, de reconstruction et d'agrandissement de bâtiments ou d'installations d'équipements nécessitant une autorisation d'urbanisme (permis de construire, permis d'aménager, déclaration préalable, etc).

Les propriétaires de maison sont particulièrement concernés par cette taxe puisqu'ils doivent obligatoirement la payer s'ils veulent construire une piscine, un abri de jardin, une extension du domicile, ou s'ils installent des panneaux photovoltaïques ou une place de parking sur leur propriété.
Pour calculer le montant de la taxe d'aménagement, il faut déjà définir ce que l'administration fiscale appelle la "base imposable". Pour une construction, comme un abri de jardin par exemple, la base imposable dépend de la surface de plancher du futur bâtiment. C'est-à-dire une surface d'au moins 5 mètres carrés, couverte, délimitée par des murs, et d'une hauteur supérieure ou égale à 1,80 mètre. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le prix du mètre carré pour une construction est passé de 930 euros à 892 euros en province et de 1 054 euros à 1 011 euros en Île-de-France.
Pour un aménagement, la base imposable dépend de l'équipement installé. Pour certains équipements, une valeur forfaitaire est définie. Par exemple, depuis cette année, la valeur d'une place de parking s'élève à 2 928 euros. Pour d'autres aménagements, comme les piscines ou les panneaux solaires posés au sol, un prix est fixé pour chaque mètre carré de terrain utilisé. Ainsi, depuis le 1ᵉʳ janvier, la valeur forfaitaire d'une piscine s'élève à 251 euros par mètre carré, contre 262 euros en 2025.
Une fois que la base imposable est définie, il faut ensuite appliquer différents taux votés par les collectivités territoriales : un taux communal (entre 1% et 5%), un taux départemental (plafonné à 2,5%), et uniquement en Île-de-France, un taux régional (fixé à 1%).
Prenons l'exemple d'un propriétaire en province qui fait construire un abri de jardin de 10m² sur sa propriété. Son taux communal est de 3% et son taux départemental s'élève à 2%. Sa base imposable s'établit à 8 920 euros (10 X 892 euros). La part communale s'élève à 267,60 euros (3% de 8 920 euros). La part départementale atteint 178,40 euros (2% de 8 920 euros). Notre propriétaire paiera donc une taxe d'aménagement de 446 euros (267,60 + 178,40).
La taxe d'aménagement ne doit être payée qu'une seule fois, au plus tard 90 jours après l'achèvement du chantier. Les propriétaires peuvent estimer le montant de la taxe grâce à un simulateur disponible sur le site impots.gouv.fr.