Les impôts envoient un mail à 11 millions de contribuables : ils risquent une amende à cause d'une simple erreur

Les impôts envoient un mail à 11 millions de contribuables : ils risquent une amende à cause d'une simple erreur

Des millions de contribuables vont recevoir un mail de la Direction générale des Finances publiques concernant leur déclaration de revenus. Cependant une erreur du fisc peut finir par leur coûter cher.

C'est le retour de la traditionnelle corvée printanière. Avec le lancement de la campagne fiscale 2026, la Direction générale des finances publiques (DGFIP) a mis en ligne le formulaire permettant aux contribuables de déclarer leurs revenus aux impôts. 41,5 millions de contribuables sont donc invités à compléter, dès à présent, cette déclaration pour y mentionner l'ensemble des revenus qu'ils ont perçus entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 décembre 2025.

Alors que tous les contribuables ont pris l'habitude de voir l'administration fiscale préremplir une partie de leur déclaration de revenus, environ 11 millions de personnes vont profiter en 2026 d'une déclaration particulière : la déclaration automatique des revenus. D'ici quelques jours, l'administration fiscale va envoyer un mail ou un courrier postal à tous les ménages concernés. Seuls les foyers fiscaux dont la situation n'a pas évolué depuis leur dernière déclaration de revenus peuvent profiter de cette déclaration spéciale.

Concrètement, il s'agit de tous les contribuables qui, d'une année sur l'autre, ne déclarent que des salaires, des pensions de retraite, des revenus de capitaux mobiliers ou des allocations. Ces revenus sont, en effet, transmis à la DGFIP par les employeurs, les caisses de retraite, les organismes sociaux (CAF, MSA) ou les banques qui les versent. Le fisc peut donc directement préremplir la déclaration de revenus de ces contribuables qui n'ont, en théorie, pas d'autres gains à déclarer.

Les contribuables éligibles à la déclaration automatique doivent néanmoins se montrer vigilants. Ce n'est pas parce que la DGFIP pense que leurs revenus n'ont pas évolué entre 2024 et 2025 que c'est effectivement le cas. Les ménages ont donc pour mission de vérifier le contenu de la déclaration automatique et y renoncer si leur situation fiscale a changé. Nouvelle adresse, mariage, divorce, naissance d'un enfant, achat d'un bien immobilier, obtention de revenus locatifs, droit à bénéficier d'une réduction d'impôt, dépenses éligibles au crédit d'impôt… Tous ces changements, survenus au cours de l'année 2025, ne sont pas encore connus de la DGFIP et doivent alors être indiqués dans une nouvelle déclaration de revenus.

Si tel est le cas, les contribuables doivent ouvrir leur déclaration automatique reçue par mail et cliquer sur l'onglet "déclarer en ligne". Cela les redirigera automatiquement vers leur espace personnel sur le site impôts.gouv.fr. De là, ils pourront compléter et corriger leur déclaration de revenus avant de la valider pour l'envoyer au fisc. Le risque principal pour les contribuables qui ne corrigeraient pas leur déclaration automatique alors que leur situation a changé est de se voir infliger une amende. L'administration fiscale considère en effet qu'il incombe au contribuable de vérifier l'exactitude des informations déclarées et de signaler toute modification pertinente. Une omission, même involontaire, peut être sanctionnée.

En revanche, si toutes les informations inscrites sur la déclaration automatique sont correctes, les contribuables n'ont tout simplement rien à faire. Leur déclaration sera automatiquement validée avant d'être envoyée à l'administration fiscale.

Plusieurs catégories de contribuables ne pourront pas bénéficier de la déclaration automatique en 2026. C'est le cas des travailleurs indépendants, des commerçants, des professions libérales ou des propriétaires qui perçoivent des revenus locatifs. Toutes ces personnes disposent de revenus variables qui ne sont pas directement communiqués à la DGFIP. De façon générale, les journalistes, les assistants maternels ou les non-résidents restent également exclus du dispositif de la déclaration automatique.