Fêtes de fin d'année : les budgets repartent à la hausse, le Black Friday gagne du terrain
Les Français semblent bel et bien décidés à ne pas sacrifier Noël malgré la hausse des prix et les incertitudes : le budget moyen consacré aux fêtes de fin d’année repart à la hausse, de 3% pour les cadeaux et de 8% pour le repas de Noël, selon une étude de Havas Market dévoilée mardi 27 octobre. Ce résultat, issu d’une enquête menée en collaboration avec Cortex (Havas) et YouGov auprès d’un échantillon de 1 004 Français célébrant Noël, n’est pas sans lien avec la pression inflationniste sur les prix : l’inflation a progressé de 3% en septembre sur un an selon l’Insee, et le gouvernement table sur une année à +2,1%.
En 2025, le panier moyen consacré aux cadeaux compilé par cette étude avait chuté de 8,3% pour atteindre 245 euros. Avec 252 euros en 2026, le panier moyen est certes supérieur comparé à l’année dernière mais reste inférieur aux niveaux de 2023 et 2024. Cette hausse ne doit pas non plus masquer que 43% des participants à l’enquête envisageant de dépenser moins de 200 euros avec les cadeaux.

Ces budgets moyens en progression (252 euros pour les cadeaux, 180 euros pour le repas de Noël) s’accompagnent également d’une plus forte intention de recours au crédit, qui a doublé en un an : 14% des interrogés envisagent d’emprunter de l’argent pour les fêtes (contre 7% en 2025). Près d’un Français sur trois entend se servir du paiement différé ou fractionné (+7 points).
Optimisation avec le Black Friday et l’IA
Cette volonté de préserver les fêtes s’accompagne d’une gestion plus rigoureuse du budget. Huit consommateurs sur dix prévoient de modifier leurs habitudes pour optimiser leurs dépenses.

Dans les détails, pour préserver Noël les consommateurs anticipent leurs achats afin de "chasser chaque promotion", expliquent les auteurs de l’étude. 27% des personnes interrogées déclarent vouloir acheter leurs cadeaux à l’occasion du Black Friday. C’est 6 points de plus en un an, et plus du double comparé à 2021, ce qui fait de novembre "un mois clé pour les marques".

L’IA fait également parti des outils d’optimisation, mais surtout chez les moins de 35 ans : 61% de cette catégorie de la population compte s’en servir où l’a déjà fait pour ses achats ou inspirations de Noël. C’est 13 points de plus qu’en 2025. Le but principal ? Identifier les meilleures offres et les meilleurs prix. Près d’un sur deux se dit prêt à confier une partie ou la totalité de ses achats à l’IA, soit 16 points de plus que l’année dernière.
Pour ce qui est de la population dans son ensemble cependant, une majorité (58%) reste réfractaire et déclare ne pas vouloir recourir à l’IA pour les fêtes de fin d’année. La raison principale à cette attitude ? "Je n’en vois pas l’intérêt", répondent 69% des interrogés ne voulant pas se servir de l’IA.
Point important : la boutique en ligne des marques gagne en importance, avec 47% des acheteurs en ligne prévoient de le faire sur les sites des enseignes (+12 points). Le signe peut-être d’une plus forte redirection par les IA, indiquent les auteurs de l’étude.
A noter que les options shopping offertes par les réseaux sociaux progressent pour les fêtes : 16% s’en inspirent, 7% y achètent directement (+3pts vs 2025).
L’étude de Havas Market sur les comportements des consommateurs français à l’approche des fêtes de fin d’année 2026 est disponible sur ce lien.