La simulation numérique : une réelle opportunité pour les petites entreprises

En matière de simulation, les petites et moyennes entreprises ont beaucoup à gagner en termes de temps et d’argent. Elle n'ont plus à s’embarquer dans un projet lourd et compliqué à mettre en œuvre.

Avec des solutions de plus en plus accessibles et performantes, la simulation numérique a un réel intérêt industriel. Mais elle demeure encore trop peu exploitée dans les PME et les PMI. Pourtant, les petites et moyennes entreprises ont beaucoup à y gagner en termes de temps et d’argent, sans pour autant s’embarquer dans un projet lourd et compliqué à mettre en œuvre. Retour sur des a priori qui ont la vie dure et sur les bonnes pratiques à prendre en compte pour sauter le pas.

Les solutions de simulation numérique, financièrement inaccessibles ?

Un outil de simulation numérique n’est pas forcément plus onéreux qu’un logiciel de CAO. Il est devenu parfaitement accessible en raison des progrès considérables de l’informatique ; il en est de même pour les calculateurs dont les prix ont chuté en même temps que leurs puissances et leurs capacités de calcul ont fortement augmenté. Le panel de solutions est large – du gratuit au très cher – et tend à répondre à l’ensemble des besoins des industriels. 

Le ROI de la simulation numérique, non mesurable ?

De nombreuses sociétés sous-traitent la partie calcul et conception. Or les coûts se révèlent vite très élevés par rapport à l’acquisition d’un outil de simulation numérique. Celui-ci permet en effet de réduire le nombre de prototypes et d’essais, d’optimiser les pièces en conception ou déjà existantes, d’améliorer la qualité tout en ayant une meilleure maîtrise du cycle de vie d’un produit. À plus long terme, la montée en compétences apporte elle aussi de la valeur ajoutée. 

L’homme, bientôt remplacé par la simulation numérique ?

Les logiciels de simulation ne sont qu’un outil ; il est certes indispensable pour innover et être compétitif, mais il s’appuie exclusivement sur le savoir-faire de l’industriel et son expertise métier. Pleinement inscrit dans la logique de l’industrie du futur, le logiciel de simulation s’associe au travail de l’homme qui demeure au cœur de la réussite d’une entreprise. 

La simulation numérique, réservée aux ingénieurs ?

Un technicien possédant un BTS est tout à fait capable d’utiliser un logiciel de simulation numérique. Il doit cependant avoir une fibre mécanique pour bien sentir le comportement d’une structure. Le diplôme n’importe pas autant que le bon sens et l’expérience métier. 

Un expert en calcul, absolument nécessaire ?

Si elle nécessite toujours une formation spécifique et adaptée aux besoins de l’entreprise, à ses produits et à son savoir-faire, la simulation numérique est de plus en plus simple à prendre en main. Facile d’utilisation, elle permet au concepteur de faire lui-même du calcul et d’acquérir rapidement une double-compétence. En intégrant simplement les données de conception, de design ou des matériaux, le logiciel de simulation calcule tout automatiquement. 

…ET BONNES PRATIQUES 

S’approprier l’outil de simulation 

En mécanique, il est courant de séparer les problèmes en deux classes : les problèmes linéaires, statiques, avec des petits déplacements et des faibles contraintes, et les problèmes non-linéaires, habituellement considérés comme les plus ardus.

En pratique, ce n’est plus nécessairement vrai aujourd’hui. Les problèmes non-linéaires tirent en effet leur complexité de la nécessité de fournir au modèle de nombreuses informations, pouvant nécessiter des caractérisations matérielles avancées, donc onéreuses. Mais dès lors qu’on a toutes les données, qu’on a pris en compte toute la phénoménologie, grâce à la simulation multi-physique par exemple, les développements des logiciels et la baisse des coûts des ressources de calcul permettent d’obtenir des résultats directement interprétables.

Adopter une démarche qualitative 

Si le recrutement d’un expert en simulation numérique n’est pas nécessaire, il est néanmoins important de garder à l’esprit que l’outil ne sera pas d’emblée corrélé au modèle physique ; il convient donc d’adopter une approche pragmatique et qualitative reposant sur des hypothèses de simulation établies à partir de paramètres d’entrée fiables.

Il est également toujours préférable d’aborder la démarche « pas à pas », de partir du plus simple vers le plus complexe : dès le départ, avec une simple simulation, on est capable de modifier le design puis d’ajouter, ensuite, d’autres données de modélisation pour des résultats de plus en plus précis. 

Ne pas oublier le bon sens 

Une des clés de réussite réside dans le fait de garder la main sur l’outil logiciel. La fibre mécanique, l’expérience métier et la connaissance technique de l’utilisateur sur les produits de l’entreprise et leur application en environnement réel lui permettront de mieux exploiter la simulation numérique. 

Travailler en partenariat avec les spécialistes 

Les bonnes pratiques ne s’acquièrent pas toutes seules. Si les outils de simulation se font de plus en plus accessibles, ils nécessitent toutefois une prise en main. N’oublions pas que cet outil permet, dans l’absolu, de concevoir un produit et son process du premier coup, en amont de la chaîne de développement. Travailler en collaboration avec l’intégrateur permettra de tirer le meilleur parti de la solution, des connaissances des besoins, de l’expertise métier de la société et des méthodologies à mettre en œuvre. 

Mettre en application les méthodologies

Avancer pas à pas implique à l’utilisateur d’acquérir certaines méthodologies. Chacune d’entre-elles permet de répondre aux attentes bien spécifiques de l’entreprise : carence des bureaux d’études, intérêt croissant du calcul dans le développement des produits, meilleure maîtrise de la conception en fonction du cœur de métier, montée en puissance et accélération de l’activité, etc.

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