Demain, la réputation des entreprises sera avant tout technologique

Les hackers d’aujourd’hui n’hésitent plus à s’attaquer directement aux communications des entreprises pour impacter par la même occasion leurs cours de bourse et leurs réputations.

Le 22 novembre 2016, le groupe Vinci est victime d’un "hoax". La diffusion d’un faux communiqué envoyé à la presse entraîne la chute du cours de l’entreprise qui dévisse de près de 19% en quelques minutes.

Qui est le premier journaliste à avoir commis l’erreur de ne pas vérifier sa source ? Un chatbot, un outil programmé pour reprendre automatiquement les nouvelles annoncées sur certains sujets. Et pour cause : si le faux communiqué était trop grossier pour des humains, la machine n’a pas manqué de s’emballer une fois le premier média piégé par la technologie.

Cette histoire crée un précédent : l’information est une richesse qu’il est primordial de protéger. Or les hackers d’aujourd’hui n’hésitent plus à s’attaquer directement aux communications des entreprises pour impacter par la même occasion leurs cours de bourse et leurs réputations.

La réputation, un facteur toujours plus au cœur des enjeux économiques des entreprises

Le dernier rapport du réseau AMO réalisé en collaboration avec l’entreprise Reputation Dividend, intitulée "What Price Reputation" est éloquent : la réputation d’une entreprise est un facteur déterminant pour sa valorisation boursière. Le fait est même chiffrable : l’étude révèle que la réputation des groupes cotés participe à hauteur de 35%, en moyenne à leur valorisation boursière sur l’année 2018.

En effet, dans un monde marqué par des valorisations boursières fluctuantes, la réputation d’une entreprise est au cœur du jugement des investisseurs, à l’échelle mondiale, plus d’une société sur cinq a subi une dégradation de sa capitalisation boursière en raison d’une mauvaise réputation. Or, cette réputation est intrinsèquement liée à la capacité qu’a une entreprise à gérer les crises, qu’elles soient d’image ou structurelles.

La blockchain, une arme de défense pour les entreprises

Depuis 2017 et l’émergence même du terme "fake news", nous ne pensons le problème des fausses nouvelles que sous le prisme de la manière dont l’information est délivrée. Or, il est temps d’accepter que la solution sera avant tout technologique.

Un exemple : il est désormais possible de protéger des contenus (communiqués de presse, photos, vidéos) sur blockchain, ce qui permet de les authentifier et ainsi de lutter contre la diffusion et la reprise de fake news.

Mais d’autres solutions existent comme l’intelligence artificielle Grover, développée par l’institut Allen. Ce réseau neuronal permet de détecter les fakes news avec une précision de 92% en se basant sur l’ensemble des fausses informations déjà publiées et de lutter contre le deep fake cette pratique qui apporte des modifications invisibles à l’œil nu sur des photos ou des vidéos.

C’est autant de solutions technologiques qui permettent de penser autrement la protection des contenus. Celles-ci sont une chance unique pour les entreprises de protéger leur communication par la création de systèmes innovants.

Demain, la réputation des entreprises sera avant tout technologique
Demain, la réputation des entreprises sera avant tout technologique

Le 22 novembre 2016, le groupe Vinci est victime d’un "hoax". La diffusion d’un faux communiqué envoyé à la presse entraîne la chute du cours de l’entreprise qui dévisse de près de 19% en quelques minutes. Qui est le premier journaliste...