Il y a 5 ans : Sun défendait une vision non Open Source du Java

Toutes les semaines, retour sur un événement marquant de l'actualité de l'industrie informatique & télécoms d'il y a 5 ans.

Le débat avait été lancé en février 2004 par IBM. Dans une lettre ouverte à Sun, Big Blue invitait ce dernier à ouvrir le code source de Java, en se disant prêt à l'accompagner dans la démarche. Raison invoquée par le groupe : une telle stratégie contribuerait à dynamiser les processus de développement de la communauté Java, et indirectement à accélérer la standardisation de la plate-forme J2EE (Java 2 Enterprise Edition).

En réponse à cette lettre, Sun avait réagi en affirmant qu'une telle politique pourrait à l'inverse favoriser la fragmentation des efforts de standardisation, et par conséquent dévaluer le socle J2EE.

Ce débat avait été relancé à l'occasion de JavaOne début juillet 2004, la conférence annuelle des développeurs Java organisée par Sun. Le constructeur avait profité de l'événement pour marteler son opposition à la diffusion d'une édition Open Source du langage de programmation. IBM réaffirmant de son côté les bienfaits d'une telle méthode, en égrenant l'ensemble des avantages qu'elle pourrait apporter : d'une plus grande transparence des travaux d'évolution en passant par une sécurité renforcée et une réduction du coût d'acquisition des solutions.

"Pour Sun, ce n'est vraiment pas le moment de se lancer dans une tel mouvement, notamment à l'heure où nous observons de plus en plus d'appels d'offres opposant des solutions J2EE à la plate-forme de Microsoft (.Net)", prévenait à l'époque Pascal Jaillon, directeur de projet chez Dreamsoft (depuis intégré au groupe Solucom).

Sun restait distancé sur le segment des serveurs d'applications Java avec 3,5% de parts de marché, face à IBM (29,2%), BEA (26,3%) et Oracle (19,4%). Il lui était par conséquent difficile de se démettre de sa dernière zone d'influence sur ce segment. A savoir : les dispositifs de normalisation Java (J2EE, J2SE et J2ME) mis en oeuvre dans le cadre du JCP (Java Community Process).

Un peu plus de deux ans après, fin 2006, Sun allait finalement céder aux sirènes d'IBM en décidant de rendre son langage de programmation Open Source.

Et aussi, du 30  juin au 7 juillet 2004

Salesforce.com entrait en bourse

Le 23 juin 2004, Salesforce.com s'introduisait en bourse, sur le Nasdaq (nom de code : "CRM"). 117 millions de dollars de titres étaient mis sur le marché, au prix unitaire de 11 dollars, un montant par deux fois revu à la hausse. Le jour même, l'action prenait 56% (à 17,20 dollars), témoignant du regain d'intérêt de la communauté financière pour les opérations avec ce type d'acteurs technologiques.

Une amende de 497 millions d'euros pour Microsoft en Europe

Microsoft versait l'amende de 497 millions d'euros que lui avait infligé le 24 mars la Commission européenne pour abus de position dominante. La commission avait demandé à l'éditeur de "divulguer des informations complètes et précises sur l'interopérabilité [ndlr de Window] aux concepteurs de systèmes d'exploitation pour serveurs de groupes de travail, et ce à des conditions raisonnables".

Cisco absorbait Actona Technologies

Cisco avait acquis l'éditeur Actona Technologies. A hauteur de 82 millions de dollars, cette opération permettait à l'équipementier de mettre la main sur une solution de sauvegarde. Un outil qu'il prévoyait d'intégrer à ses routeurs pour étendre leur capacité de transfert de fichiers en environnement WAN (Wide Area Network), ainsi qu'à ses applications de virtualisation de systèmes de stockage..

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