Job d'été : attention à bien vérifier tous ces détails dans le contrat de votre enfant
Les années passent, les enfants grandissent et arrivent un beau jour où ils se lèvent le matin pour travailler l'été. Entre l’hôtellerie, la restauration, le commerce ou encore l’agriculture, les secteurs qui recrutent sont multiples. Les jeunes sont une main d’œuvre saisonnière qui permet de combler les effectifs l’été, tout en offrant de premières expériences professionnelles à ces futurs salariés. Toutefois, les jeunes ne sont pas soumis aux mêmes règles du Code du travail que leurs parents. Panorama des points à contrôler.
Le premier réflexe à avoir est celui de la formalisation. L’activité exercée doit être notée sous la forme d’un contrat réalisé de bonne foi par les deux parties. Si ce point peut sembler essentiel, il ne l’est pas toujours chez les jeunes qui découvrent le marché du travail. Généralement, un job d’été prend le régime juridique d’un Contrat à Durée Déterminée (CDD), avec toutes les obligations légales qui en découlent, tant sur la durée que sur les recours possibles.
Une fois le contrat posé, il faut faire attention à l’âge de l’enfant car les critères varient selon ce paramètre. Entre 14 et 16 ans, l’adolescent n’a pas le droit de travailler pendant plus de la moitié des vacances scolaires. De plus, son activité est soumise à une autorisation de l’inspection du travail. Cette dernière doit d’ailleurs être délivrée au minimum quinze jours avant le début du contrat. Enfin, une autorisation parentale ou du représentant légal est obligatoire.

Une fois sur le lieu de travail, le mineur n’est pas un salarié comme les autres. Les travaux dangereux sont d’office interdits et d’autres restrictions sont en vigueur à commencer par les horaires. Les moins de 16 ans ne doivent pas travailler plus de 7 heures par jour. Leur temps de repos quotidien doit être 14 heures. À partir de 16 ans, l’adolescent peut travailler 35 heures par semaine et son temps de repos quotidien passe à 12 heures. Le repos dominical est obligatoire et le travail est interdit la nuit et les jours fériés.
Autre formalité indispensable : la visite médicale. Pour embaucher un jeune travailleur, l’employeur doit se plier aux mêmes obligations que ses autres salariés. Ainsi, une visite médicale est obligatoire le premier jour de travail pour les mineurs. Il en est de même pour la déclaration préalable à l’embauche et de l’inscription au registre du personnel.
D’un point de vue argent, les jeunes ont le droit aux mêmes avantages en nature que l’ensemble des salariés. A la fin du contrat, l’employeur doit verser une indemnité de congés payés équivalant à 10% de la rémunération brute. Attention toutefois, la prime de précarité n’est pas obligatoire lorsque le CDD a été effectué pendant les vacances scolaires et universitaires. Enfin, le salaire doit être versé sur le compte bancaire du représentant légal du salarié s’il est mineur.
Si toutes ces conditions sont bien respectées par l’employeur, votre enfant pourra travailler sereinement cet été et ramener son premier salaire à la maison. Un souvenir qu’il n’oubliera pas de sitôt.