Quid des formats privilégiés pour survivre à la mort de Flash

Alors que Google vient de suspendre partiellement la lecture de Flash dans Chrome, de nouveaux formats privilégiés vous permettront de survivre à la mort de Flash.

Après Apple et Mozilla Firefox, Google passe également à l’offensive vis-à-vis de Flash Player. Face aux nombreuses défaillances du plugin, le géant de Mountain View décide de suspendre partiellement la lecture de Flash au sein du 1er navigateur utilisé dans le monde : Chrome.
Quelles sont maintenant les solutions à votre disposition pour optimiser la visibilité de vos publicités sur le web ? Quid des nouveaux formats privilégiés pour survivre à la mort de Flash.

Flash : Un outil révolutionnaire en passe d’extinction.
 
Créé en 1996, Flash est un simple plugin accessible gratuitement permettant d'accroître les capacités graphiques de votre navigateur web. Rapidement, les développeurs web s’emparent de cette technologie pour produire des contenus riches, si bien qu’en 1999, 77% des internautes l’utilisent.
En 2005, Adobe -référence mondiale en matière de logiciels multimédias- rachète la société éditrice de Flash (Macromédia) et s’empare ainsi de leur plugin phare.
 
Avec l’intégration de la vidéo quelques années plus tard, cette technologie prend de l’ampleur et depuis cette période, Flash accompagne la créativité des agences publicitaires et leur permet de diffuser des publicités multimédias parfois interactives sous forme de bannières (des bandeaux publicitaires dans la page) ou d'interstitiels (des publicités qui apparaissent largement devant la page). L'enjeu étant alors d'attirer par tous les moyens le regard de l'internaute et de le pousser à cliquer.
 
Néanmoins, malgré cette ascension fulgurante, l'avenir de Flash semble aujourd’hui compromis. A l’heure même où les annonceurs investissent les espaces publicitaires en ligne, les utilisateurs de Chrome et Firefox ont pu voir rapidement apparaître les premières parades anti-pub sous forme d’extensions gratuites. Répondant notamment au nom d’Adblock ou Adblock Plus, ces extensions permettent de masquer automatiquement les publicités en les repérant grâce à une base de données de référence. Le phénomène est d’une telle ampleur que l’Union des Annonceurs s’inquiète en 2014 d’observer le blocage de 15 à 20% des publicités par ces extensions.
 
Après un premier coup sévère asséné par Apple puis par Firefox en juillet dernier, Chrome bloque la lecture des Flash secondaires (les publicités donc) depuis le 1er septembre.
 
Selon le géant de Mountain View, il s’agirait d’économiser ressources et batterie. Il faudra désormais un clic de l’internaute pour lancer l’animation.
 
Voici ce que vous pouvez désormais voir à la place d’une publicité Flash :

La même publicité mise en pause automatiquement par Chrome.


Google, successeur dignitaire !

Parallèlement à cette annonce, Google communique rapidement sur la mise à jour de son incontournable régie publicitaire Adwords (56% des publicités en ligne). Cette dernière est désormais capable de convertir automatiquement d’anciennes publicités Flash en HTML5 garantissant une diffusion non-bloquée dans Chrome (et Firefox) et sur smartphone.
HTML5 n’est pas nouveau. En effet, ce standard de développement a vu le jour en 2007. Depuis, il est peu à peu devenu la référence pour les nouveaux sites et pour tous les appareils connectés. Il lève ainsi définitivement l’exclusivité de Flash sur ces technologies multimédias. Fait notable, en 2010 Youtube commence à remplacer son player vidéo -historiquement en Flash- par un player au standard HTML5.

La conversion de vos anciennes publicités est basée sur un outil maison appelé Swiffy que Google développe depuis 2011 et qui transforme un fichier SWF (Format Flash) en une combinaison d’images SVG et de code javascript; deux technologies supportées grâce à HTML5. Si votre bannière SWF n’est pas compatible, Adwords vous guidera dans la création d’une nouvelle bannière grâce à un générateur automatique ou grâce à son créateur manuel de templates en ligne, générant du HTML5 (depuis fin 2014).

Même si l’outil s’avère puissant, pour l’heure il est difficile d’en cerner les limites techniques puisqu’un certain nombre de publicités Flash ne supporte pas la conversion automatique offerte par Google et que vous n’atteindrez pas la liberté créative de Flash.

Néanmoins, Google ne compte pas en rester là. Le géant américain peaufine depuis deux ans un outil nommé “Google Web Designer”. A destination des webdesigners et des développeurs, cet outil permet de créer des publicités en HTML5 et de les publier sur Adwords ou Doubleclick (une régie publicitaire rachetée par Google en 2007) mais aussi de les exporter en HTML pour d’autres régies qui en supporteraient le format. L’outil, intégrant sons, vidéos, animations, 3D et Javascripts, devrait n’avoir de limite que celle du développeur aux commandes. Orchestré autour d’une timeline (une zone permettant de définir les images clés de l’animation), le logiciel rappelle étonnamment Flash MX, l’éditeur initialement conçu par Macromédia pour créer des animations Flash.

Même si Adobe n’a jamais voulu interrompre l’existence de son plugin Flash, force est de constater que de nombreux acteurs en ont souvent réclamé la mise à mort. En juillet dernier, le Responsable Sécurité de Facebook annonçait sur Twitter : “It is time for Adobe to announce the end-of-life date for Flash and to ask the browsers to set killbits on the same day”. Finalement, c’est Google qui semble prendre en charge la tâche funèbre. En toute minutie et depuis plusieurs années, la firme a pris soin de se positionner en digne successeur.

Adobe / Mozilla