Info JDN : SoCloz lève 4 millions d'euros pour digitaliser les magasins

La solution SaaS d'e-réservation s'est étoffée de multiples nouveaux services que la start-up française va maintenant déployer chez ses clients français et étrangers.

La start-up française SoCloz vient de boucler une levée de 4 millions d'euros auprès d'Alven Capital, de Fa Dièse et des business angels Benoît Sillard (ex-PDG de CCM Benchmark, éditeur du JDN) et Jean Losco. Lancée en 2013, la plateforme SaaS s'est d'abord concentrée sur l'e-réservation d'articles en points de vente, aujourd'hui disponible dans 20 000 magasins de 100 enseignes clientes dans 9 pays d'Europe. Concrètement, les visiteurs des sites de ces enseignes peuvent choisir une boutique du réseau où sera mis de côté le produit qu'ils convoitent et qu'ils pourront essayer avant de décider de l'acheter.

"Je m'attends à une concentration du secteur"

Depuis fin 2015, SoCloz a fait évoluer sa plateforme pour gérer d'autres besoins de digitalisation des enseignes. Côté web-to-store, le click&collect s'est ajouté à l'e-réservation, SoCloz sachant aiguiller la commande sur le stock du point de vente pour un retrait en 2 heures ou, à défaut, sur le stock central pour un retrait en 2 jours. Mais surtout, des outils destinés aux vendeurs ont vu le jour, en particulier pour accroître le taux de transformation en magasin : prise de commande sur le site en cas de rupture de stock en boutique et encaissement volant pour réduire la friction du temps d'attente en caisse. Autre fonctionnalité supplémentaire de la nouvelle plateforme : la possibilité d'y connecter des sociétés de coursiers telles que Stuart pour proposer des livraisons en 1 heure depuis le magasin.

En option, SoCloz propose d'équiper les boutiques avec les tablettes qui accueilleront son interface vendeur et d'assurer la gestion et la maintenance de cette flotte. "Notre plateforme est une couche logicielle qui se place au-dessus de la caisse pour améliorer le mode opératoire des vendeurs, véritable bras armé de la digitalisation des points de vente, explique Jérémie Herscovic, président de SoCloz. L'interface est à la fois orientée métier et très intuitive, le vendeur étant guidé à chaque pas. Et en plus du site de l'enseigne, la plateforme se connecte bien sûr à son ERP et à son CRM." Le modèle économique reste à la performance. Pas de frais de set-up, la start-up se rémunère via une commission fixe par e-réservation ou commande. "Cela pousse l'enseigne cliente à essayer plein de choses : elle n'a qu'à activer un onglet de plus", souligne l'entrepreneur.

Une accélération à l'international

Forte de cette richesse fonctionnelle en constante progression, la société nouvellement refinancée compte passer à la vitesse supérieure. "D'abord, nous présentons notre nouvelle plateforme à nos clients existants et les encourageons à basculer sur les nouveaux services, explique Jérémie Herscovic. D'autre part, nous continuons de signer de nouvelles marques. Et enfin, nous allons accélérer sur l'international en ouvrant des bureaux au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie et au Benelux."

Jérémie Herscovic, président de SoCloz. © Socloz

Côté concurrents, le rival de toujours, Proximis, s'est pour sa part transformé en solution e-commerce omnicanale. Quant à l'agence web-to-store Evoke, elle se spécialise davantage dans le sur-mesure. Si les trois solutions d'e-réservation tendent à s'éloigner les unes des autres, Jérémie Herscovic note néanmoins qu'il existe de multiples acteurs présents sur chaque facette de la digitalisation des magasins. C'est par exemple le cas de Leadformance, historiquement une solution de store locator, qui s'est également mise à l'e-réservation et au click&collect. "Je m'attends donc à une concentration du secteur et nous avons déjà commencé à regarder des dossiers qui pourraient apporter à SoCloz des clients ou de la technologie."

En 2015, son chiffre d'affaires a doublé et atteint 2,5 millions d'euros pour un volume d'affaires de 40 millions d'euros. "Comme nous multiplions les axes de développement, le temps de les mettre en œuvre, nous ne multiplierons notre chiffre d'affaires 'que' par 2 ou 2,5 cette année, mais nous pensons le quadrupler l'année prochaine", conclut-il.

 

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