Pourquoi et comment les Français vendent en ligne

65% des Français ont déjà vendu en ligne un objet ou un service. De quelle nature ? Pourquoi ? Pour quel montant ? Sur quel site d'annonce ou marketplace ? Réponses.

Entre la crise du pouvoir d'achat et la prise de conscience de la nécessité de mettre en œuvre des modèles durables, les consommateurs développent grâce au Web de nouvelles pratiques de consommation et d'échange. Ainsi, 65% des Français ont déjà vendu en ligne un objet ou un service, selon une étude Ifop/PayPlug. Parmi eux, 58% se débarrassaient d'un objet dont ils n'avaient plus l'usage, 27% d'un achat qu'ils regrettaient, 28% d'un cadeau qui ne leur plaisait pas et 17% d'un article acheté en vue de le revendre. Ils sont en outre 13% à avoir déjà cédé un bien immobilier sur Internet et 7% à y avoir vendu un produit qu'ils avaient fabriqué. De plus, la vente de services en ligne (garde d'enfants, ménage, jardinage, transport...) concerne 7% des personnes interrogées et 6% ont ainsi vendu des cours scolaires ou heures de conseil.

LeBonCoin est le premier à en bénéficier, puisque 60% des Français ont déjà réalisé un achat grâce au site d'annonces. eBay se classe second à 52% et Priceminister troisième à 45%. Les profils varient cependant d'un site à l'autre. Par exemple, LeBonCoin attire particulièrement les 25-34 ans (74%), les inactifs (69%), les professions intermédiaires (66%), les employés (65%) et les habitants des communes rurales (71%, contre 45% à Paris). Pour sa part, eBay attire plutôt les cadres supérieurs (60%) et les professions intermédiaires (61%), tout comme les plus petits sites (ParuVendu, A Little Market...).

Le montant mensuel moyen que ces vendeurs CtoC tirent de leurs ventes s'élève à 61 euros, mais dépasse 100 euros par mois pour 21% d'entre eux. Pour 25%, il oscille entre 50 et 100 euros et pour 23%, il est inférieur à 15 euros. Cette pratique devrait se renforcer encore, puisque 78% des consommateurs déclarent avoir des biens ou des services à mettre en vente. Les principaux freins concernent le paiement. En particulier la crainte de ne pas être payé (35%), mais aussi de recevoir un chèque en bois (26%) ou de recevoir de la fausse monnaie (9%). D'autres freins plus pratiques existent aussi, comme le manque de temps (24%) ou la complexité perçue de la démarche (12%).

IFOP