Un nouveau business model dans l'e-commerce : les beauty box De multiples projets pour les mois à venir

Un seul point de contact par mois avec leurs abonnées n'est pas suffisant : les sites de coffrets essaient de développer l'expérience client en dehors des box. Naturellement, l'univers entourant MyLittleBox est déjà très riche, puisqu'il émane de l'activité bien plus éditoriale de MyLittleParis. Chez GlossyBox, Anne-Reine Lapeyre voit également comme un axe de différenciation le contenu mis en avant sur le site et l'animation de sa communauté, "un complément très important au contenu des box". Quant à JolieBox, l'e-marchand édite depuis octobre le magazine papier JolieMag regroupant articles et coupons, développe sur son site les contenus éditoriaux de type conseils, tutoriels et sélections shopping, et enfin organise tous les mois un JolieApéro où sont distribués petits cadeaux et réductions.


Mais le site s'apprête surtout à lancer une boutique en ligne pour permettre aux internautes d'acheter les modèles "full-size" des produits promus dans ses coffrets. Pourquoi les acheter sur JolieBox ? "D'abord parce que nous allons mettre en place un système de fidélisation : certaines actions comme répondre à un questionnaire permettront de gagner des points à dépenser sur l'e-boutique, explique Quentin Vacher. Ensuite parce que nous allons être référents uniques sur Internet de certaines marques. Enfin parce que 80% de nos clientes n'habitent pas Paris et ont bien plus de mal à trouver les produits de luxe en boutique que les Parisiennes." JolieBox vend déjà en dehors des abonnements un coffret à thème renouvelé tous les deux ou trois mois, comme la box Monsieur actuellement.


Car si les femmes sont jusqu'ici la cible quasi exclusive des sites de coffrets, les hommes commencent à attiser leurs convoitises. GlossyBox a donc lancé en décembre une box mensuelle homme, qui existe également sur ses versions britannique et allemande. "


Si MyLittleBox n'affiche pas les mêmes ambitions que ses deux concurrents, sa fondatrice ne manque pour autant pas d'idées de développement. "Nous allons diversifier les box de plus en plus et continuer à sortir des cosmétiques, précise Fany Péchiodat. Séries TV, musique, livres, ustensiles de cuisine... Il existe énormément de secteurs dont on pourrait échantillonner les produits". La start-up est ainsi en discussion avec iTunes pour intégrer de la musique dans ses box, et a entrepris de convaincre des maisons d'édition de lui confier des "échantillons de livres", à l'instar d'un livret de 18 recettes tirées du dernier ouvrage d'Alain Ducasse que contient déjà sa box de janvier.

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