Un nouveau business model dans l'e-commerce : les beauty box Autre impératif : réussir l'exécution et continuer à surprendre

fany péchiodat, fondatrice de mylittleparis
Fany Péchiodat, fondatrice de MyLittleParis © S. de P. MyLittleParis

La troisième clé de réussite dans le secteur des coffrets beauté réside manifestement dans la qualité d'exécution. Et d'abord en combattant l'ennemi numéro un, la lassitude. "Pour ne rien vous cacher, mon inspiration a été le Club Barbie, avoue Fany Péchiodat. A chaque fois que je recevais le colis, j'étais comme une folle. J'ai voulu apporter la même excitation aux consommatrices. Dans les boîtes à lettres, on reçoit surtout des factures, des amendes, des avis d'impôt... MyLittleBox doit être la bonne surprise qu'on attend impatiemment".


L'entrepreneuse, qui explique consacrer beaucoup de temps à peaufiner l'effet de surprise, insiste également sur la qualité d'exécution : "Prenez une très bonne idée, le canadien Panty by Post, qui vous envoie tous les mois une petite culotte. Le concept est déjà très sympa, mais l'exécution est aussi très réussie, avec des messages du type 'faites rougir votre facteur' pour faire monter la mayonnaise." Qui plus est, il va sans dire que ce modèle d'abonnement impose de livrer les colis en temps et en heure, sous peine de sanction immédiate des acheteuses, promptes à mettre fin à leur souscription lorsqu'elles sont déçues.


Pour Anne-Reine Lapeyre de GlossyBox, il est impératif de ne pas dévoiler le contenu des box avant de les envoyer : "Nous nous en sommes rendu compte, il faut absolument reproduire tous les mois cet effet de surprise, car la box est vraiment un cadeau qu'on se fait à soi-même." Les trois e-marchands ont d'ailleurs adopté une méthode similaire pour faire vivre le concept : la thématisation des box, en fonction de la saison ou des grands événements du mois (détox post-fêtes en janvier, St Valentin en février...).

Box / Business model