Lors du filtrage des e-mails par les dispositifs anti-spam, l'objet d'un courriel peut contribuer à l'apparenter à un pourriel. Il s'agit la plupart du temps d'objets contenant certains mots très, voire trop accrocheurs, que n'hésitent pas à utiliser les spammeurs pour attirer l'attention de leurs victimes. "Utiliser les mêmes termes dans l'objet d'un e-mail commercial peut avoir des conséquences négatives sur les performances de la campagne", explique Bilel Besbes, directeur marketing et innovation de Edatis.
| "Penser comme un spammeur pour agir de manière inverse" |
"Gratuit", "offre", "promo", "urgent", "100 %", "50 %", "gagnant", "gagnez", "euro", "prix", "cliquez ici" font partie des termes galvaudés par les spammeurs. "Un seul de ces termes inséré dans le sujet d'un e-mailing ne bloquera pas forcément le message si la campagne respecte un ensemble des règles de bonne conduite. En revanche, si plusieurs de ces mots-clés sont couplés avec d'autres pratiques à risques, le message pourra alors être considéré comme spam", explique Bilel Besbes, directeur marketing et innovation d'Edatis.
Voici quelques pratiques à risques :
écrire uniquement en majuscules :"OFFRE PROMOTIONNELLE" ;
utiliser avec excès certains signes de ponctuation : "!!!!" ou "???" ;
répéter plusieurs fois un même mot dans l'objet du message ;
entrecouper les mots avec des points : "I.n.t.e.r.n.e.t" ;
abuser de l'espacement entre les mots : "Journal du Net" ;
insérer un nombre en début ou en fin de sujet : "70 % OFF".
Le meilleur moyen de ne pas être assimilé à un spammeur consiste à éviter d'employer leurs méthodes. Il est donc parfois nécessaire de penser en spammeur pour agir ensuite de manière inverse. Cette méthode a l'avantage d'éviter quelques écueils pourtant tentants pour tout annonceur. Elle pousse également à plus de créativité.