Sylvain Gross (Public-Idées) "Nous ferons des acquisitions en début d'année"

Le DG de Public-Idées veut hisser sa plate-forme d'affiliation parmi les acteurs les plus importants du marché. Pour cela, il compte notamment réaliser des acquisitions en 2010.

JDN. Comment Public-Idées a-t-elle traversé l'année 2009 ? 

Sylvain Gross. Nous n'avons pas constaté de réel effet de la crise sur l'année 2009 dans son ensemble. Seul le premier trimestre a été vraiment difficile, durant lequel nous avons notamment constaté une baisse des campagnes de branding et de leads. En 2008, nous avions réalisé un chiffre d'affaires d'environ 12 millions d'euros. Nous avons fini 2009 au-delà de 16 millions d'euros en 2009, soit une croissance aux alentours de 35 % alors que l'ensemble du marché se situe davantage autour de 15 % de croissance. Nous étions habitués à une croissance à trois chiffres, nous sommes désormais sur un rythme plus rationnel. Cette année, notre objectif est d'atteindre une taille critique de 20 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il s'agit des revenus actuels des principaux acteurs du secteur en France. D'ici deux ans, notre but est de dépasser allègrement les 25 millions d'euros de chiffre d'affaires.

 

Certains de vos concurrents ne s'expliquent pas les résultats de Public-Idées et vous accusent d'avoir cassé les prix...

Il est vrai de Public-Idées fait un peu figure d'ovni sur le marché de l'affiliation. Nous avons fait le choix d'une technologie qui nous est propre et qui nous permet de soutenir l'innovation et de rester compétitifs. Notre taille nous permet par ailleurs d'être plus dynamiques que nos concurrents plus installés, qui ont tendance à bouger moins vite. On nous a reproché d'avoir cassé les prix, mais nous sommes souvent les plus surpris des taux de marges que pratiquent certains de nos concurrents. Nous ne sommes pas ceux qui appuient le plus sur les marges, car nous n'avons pas les moyens de le faire. Je pense d'ailleurs que cette course à la rémunération n'est bonne pour personne.

 

Croyez-vous à un retour de la concentration en 2010 ? Est-ce que Public-Idées y participera ?

Depuis un an, on parle d'un retour de la consolidation du secteur et il est vrai que certaines plates-formes, dont nous faisons partie, arrivent à un niveau de business suffisamment important pour les rendre appétissantes. Nous sommes d'ailleurs régulièrement approchés. Cependant nous ne sommes pas à vendre. Pour l'instant, notre indépendance nous sert plutôt et nous avons encore beaucoup de plaisir à faire ce que nous faisons. Ceci étant dit, nous avons les moyens de réaliser des acquisitions en 2010 et nous comptons en faire en début d'année. Le rachat de l'un de nos concurrents en France n'a pas de sens pour l'instant. Nous préférons viser un apport de technologie ou de support pour nos clients. Une autre option consisterait à racheter une plate-forme à l'étranger, dans un marché sur lequel nous ne sommes pas encore présents. 

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