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 LA TRIBUNE DE MARCO TINELLI 
Mais où est le piège de la publicité sur Internet ?
La récession a accéléré la progression du digital et entraîné une révolution. Le Web est maintenant au moins aussi puissant que la TV avec un coût deux fois moindre au contact. Mais comment est-ce possible ? Où est le piège ?
(08/10/2009)
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Qu'on soit en passe d'en sortir ou non, la récession a donné un coup d'accélérateur additif au Digital. De juin 2008 à juin 2009, le e-commerce a crû de 25%, l'usage de la vidéo en ligne de 32%, les réseaux sociaux de 400%...

Mais au-delà de ces chiffres impressionnants côté consommateurs, la récession a aussi déclenché une révolution (de moins en moins) silencieuse côté annonceurs. En rendant plus urgente et plus impérative la justification de l'efficacité de l'Euro investi, la récession a obligé une partie des décideurs à se reposer des questions de fond. Et dans cette démarche rationnelle le seul grand gagnant est le Digital.

Mettons de côté un instant les vertus incontestables de l'interactif : agilité, mesurabilité, personnalisation... Raisonnons simplement en termes d'impact de masse et de coût. Un premier fait saute aux yeux si on regarde la réalité en 2009 : le Web est maintenant au moins aussi puissant que la TV et coûte... au moins deux fois moins cher au contact.

Deux chocs simultanés : d'un côte on peut acheter autant de GRP en ligne que sur la télévision, et de l'autre côté ces GRP sont deux fois moins chers... Le fait de diviser par deux le coût des impacts de masse n'est pas anecdotique, c'est le type d'évolution qui change un modèle d'entreprise... Forcément, il y a un piège...

Le piège doit être qu'on ne parle pas des mêmes GRP, dans un cas (la TV) on parle de formats créatifs de qualité, alors que sur Internet on parle de liens, de bannières et de boutons. Sauf qu'en fait ces coûts tiennent compte de formats créatifs... vidéo qui non seulement sont totalement comparables (voire parfois identiques) au spot TV, mais en plus permettent d'emmener le consommateur plus loin.

Si le piège n'est pas dans l'impact créatif, il doit donc être dans le « contexte publicitaire ». Sauf que dans un cas nous sommes au milieu d'un tunnel publicitaire linéaire entre deux émissions dont le contenu est franchement de plus en plus...pauvre, et que sur Internet notre vidéo est seule, contextuelle au contenu que l'internaute a volontairement cherché et que par définition elle est forcément vue...elle.
En fait, il n'y a pas de piège. Parfois les choses ne sont pas trop belles pour être vraies, elles sont simplement incroyables...mais vraies.

Depuis le temps qu'on en parle, c'est arrivé. Le Web est aujourd'hui capable de servir des campagnes aussi massives que celles de la TV, avec un coût nettement inférieur, dans un contexte plus qualitatif, avec des formats créatifs plus riches, en ajoutant comme plus des nouvelles capacités d'interaction et de dialogue dont les marques ont cruellement besoin surtout en temps de récession. Sans oublier une capacité de ciblage, de personnalisation et de mesurabilité sans comparaison par rapport aux médias traditionnels.

Nous sommes entrés dans l'âge où la raison commande de planifier des campagnes TV en complément des dispositifs digitaux, et non plus l'inverse. La seule résistance au changement qui restait était celle du conformisme et des habitudes. Et la récession a fait sortir les annonceurs du « business as usual » bien plus vite que la plupart de leurs agences traditionnelles.

Certains peuvent continuer à essayer de chercher le piège pendant que d'autres prennent la décision logique de prendre acte et de changer. Un peu comme ceux qui voudraient continuer à utiliser le fax au lieu de l'e-mail... 
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VOS REACTIONS, VOS COMMENTAIRES 

Chez les éditeurs de contenus ?

  (hervé heyraud)

Merci pour cette tribune très intéressante et pertinente.
Et si le piège se cachait chez les éditeurs de contenus, qui ne parviendront pas à produire longtemps de la qualité avec des niveaux de rémunération aussi bas ?
Qu'en pensez-vous ?
Hervé (30/10/2009)

Méthode POMPE© ?

  (Explicatel)

Ah ca... faut reconnaître que la TV d'aujourd'hui est surement d'un autre niveau d'élévation et de qualité que le net.... aucun doute sur votre argument ;-).
Une raison plus crédible pourrait être la fameuse méthode POMPE © (Politique d'Ouverture Maximale du Parapluie à tous les Etages ©) qui empêche par inertie hiérarchique la prise de risque que représente le rééquilibrage des budgets entre la TV et le net. Et pour s'en convaincre on pourrait peut-être vérifier que ce soit justement les plus gros annonceurs TV qui aient étés les derniers et sont les plus lents à se tourner vers le net (automobile...) (30/10/2009)

Mais où est le piège de la publicité sur Internet ?

  (D. Lamarque)

C'est si vrai que dans certains pays Européens (Danemark et UK) le web dépasse la TV en matière d'investissements pub. Pour autant, il reste une question: si le web est incontournable, la TV ne l'est pas moins et les budgets ne sont pas à la hausse, alors qui va perdre ?
Cela dit votre plaidoyer, pro domo, est convaincant mais il ne peut être généralisé pour le moment. Il est des secteurs, par exemple en B to B, où le fax est plus efficace que le mail. (30/10/2009)

Mais où est le piège de la publicité sur Internet ?

  (Yann Crouan)

Pouvoir aligner sans vergogne un tel tissu d'erreurs mensongères au cm ça fait quand même un peu froid dans le dos.
Le pire dans tout ça c'est qu'en plus d'être certainement volontairement très partisan M.Tinelli doit en plus par méconnaissance et par parfaite inculture média, être persuadé que ce qu'il affirme est vrai. Le web aussi puissant que la TV ? Qu'il nous explique comment il peut monter des plans online qui touchent en quelques jours ou quelques semaines, 80 à 90% de cibles aussi proches que les femmes de -50 ans responsables des achats (les fameuses Ménagères-50), les 15-24 ans ou les individus CSP+ ? Avant d'enterrer le GRP TV qu'il explique ce qu'il appelle le GRP web ? qu'il se contente même de nous expliquer ce qu'il appelle un contact sur ce média (je profite de l'occasion pour rappeler que CANAL+Régie est la seule régie qui commercialise 100% de ses inventaires en expositions publicitaires garanties et monitorées via la solution Alenty).
Au bout du compte on a là une nouvelle fois la plus parfaite démonstration du discours ambiant "politiquement correct" sur la mort annoncée des médias traditionnels au profit du grand tout digital unificateur.
Un discours totalement stérile fondé comme toujours sur l'opposition et la substitution alors que tout bon média planneur qui se respecte sait parfaitement qu'un bon dispositif média ne fonctionne qu'en jouant sur la complémentarité des médias et supports et les synergies créatrices de valeur ajoutée.
Bonne journée à tous
Yann Crouan
CANAL+Régie (30/10/2009)

Re : Mais où est le piège de la publicité sur Internet ?

  (Media Links)

J'adhère à 100% au commentaire de Yann Crouan de Canal Régie, cela m'évite d'écrire l'identique. (30/10/2009)

Mais où est le piège de la publicité sur Internet ?

  (Tonio)

M Tinelli prétend nous démontrer en quelques lignes qu'en faisant de la pub sur Internet, on obtient le même résultat qu'en TV, pour deux fois moins cher...

Fabriquer des bannières et des sites est une chose. Préparer et déployer des plans média en est une autre. Que le Web soit en train de prendre de la part de marché à la TV est une évidence. Que dans certains pays il soit passé devant, c'est vrai aussi. Le raisonnement devrait cependant s'arrêter là. D'une part il reste des problématiques média non gérables pour l'instant sur Internet (notamment liées au "direct") mais surtout, ces deux média ne peuvent en aucun cas être comparés dans les usages et les impacts. (30/10/2009)

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