Les TICs en Afrique : une opportunité de développement

Internet n'en est encore qu'à son balbutiement en Afrique. Des initiatives sont prises pour rattraper le retard et des solutions existent.

L'absence d'un environnement favorable au développement des TICs dans les pays africains, dont fait partie le Cameroun, conduit à un accroissement du fossé qui sépare des pays riches. Les TICs introduisent de nouvelles cartes et constituent un outil permettant d'accroitre la productivité et la capacité d'innovation, de stimuler la croissance, de favoriser l'employabilité et la création des emplois et d'améliorer la qualité de vie des populations africaines.

Partout dans le monde, on constate que les plus fortes valeurs ajoutées dépendent des techniques mises en oeuvre pour la production et pour l'échange, ce qui fait de l'information et du savoir une ressource stratégique essentielle, un avantage comparatif décisif au niveau de la concurrence économique actuelles.


Contraintes d'accès
Les contraintes d'accès (insuffisances de l'offre, coût élevés des services et des équipements, disparités spatiales, accompagnement insuffisant...) ne permettent pas l'essor des usages des TICs tant au niveau des citoyens, des familles qu'à celui des entreprises et des administrations.

Le système éducatifs national ne permet pas au pays de former les futurs citoyens ayant un bonne maitrise des TICs et de leurs usages ce qui assurerait au pays sa compétitivité. La faible pénétration des moyens de paiements électronique ne permet pas le développement du commerce électronique.

Appel à des fournisseurs privées pour suppléer le service public
Pour pallier les insuffisances du réseau public, des fournisseurs privées d'accès offrent aux institutions des solutions pour la mise en place de réseaux privés.

Or, Internet est le fruit d'une interconnexion de réseaux connectés de manière plus ou moins aléatoire. Chaque usager a le choix de son opérateur, mais doit pouvoir envoyer des informations depuis et vers un correspondant/serveur sur un autre réseau. Les opérateurs doivent s'échanger leurs "paquets" d'informations en un lieu, le noeud d'échange, appelé IXP, pour Point d'Echange Internet. L'implantation d'un IXP local permet au trafic local de s'échanger en local, sans passer par l'extérieur du pays ce qui améliore les temps de réponses et facilité certains usages (Visioconférence sur IP par exemple) ce qui éviterait les salles d'hébergement de site web situées hors du pays et permettrait le développement d'activité liées à Internet en régions.

Les initiatives de développement des TICs en Afrique
Plusieurs initiatives nationales sont menées dans le but d'induire à partir des TICs, une réponse nationale aux problèmes de développement et de lutte contre la pauvreté auxquels le pays doit faire face.

Le Cameroun entend utiliser les TICs pour libérer le génie créateur de sa population, de ses régions, de ses entités culturelles pour que la créativité et la connaissance deviennent de facteurs de production déterminants de la société camerounaise.

Or, malgré le poids de son économie dans la sous-région d'Afrique Centrale, la qualité de ses ressources humaines, la grande variété de ses richesses culturelles, son potentiel infrastructurel, sa position stratégique d'ouverture sur la mer pour plusieurs pays d'Afrique centrale, le Cameroun est un pays ou la pénétration et l'utilisation des TICs est très faible : 30% seulement du territoire camerounaise est couvert par les services de téléphonie, pour une télé densité de 0,7% et de mobile de 15%. moins de 7% des institutions et des entreprises sont équipés d'un ordinateur, moins e 27% des administrations sont connectées à Internet et seule 0,16% de la population utilise Internet...

Ainsi, une stratégie nationale de développement des TICs a été mise en oeuvre sur une période de 2008-2015. Le Cameroun dispose d'un énorme potentiel susceptible de faire de lui un pôle majeur de développement des TICs en Afrique Centrale.

Stratégie nationale de développement de contenu
L'inexistence d'une politique/stratégie national de production des contenus limite les possibilités de développement d'une véritable industrie qui pourrait booster et combler les besoins. Les sites et portails Web sur internet ne joue qu'un rôle de présence figurative car l'offre éditorial est pauvre, les sites rarement mis à jour, enrichis et les informations obsolètes.

Des solutions apparaissent
C'est dans ce contexte qu'émergent certaines sociétés qui offre à ses clients africains des solutions Internet, sur mesure, en fonction de leur besoin et de leur moyen.
Les besoins en service Internet en Afrique sont unique et les solutions Internet en Europe et aux USA ne s'adaptent pas forcément aux réalités africaines.

Ces sociétés travaillent à la préparation et à la production d'un contenu Internet local, utile et de qualité. Il s'appuie sur son réseau de partenariats, avec des distributeurs et fournisseurs liés à Internet, pour offrir des solutions de qualité supérieur à des prix concurrentiels.

Ces sociétés apportent une "bouée de sauvetage" à un pays qui cherche à entrer dans la "course" d'Internet pour ne pas rester "à la traîne" de la société de l'information

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