Le "droit au pari", un boulet pour les bookmakers agréés par l’Arjel ?

L’instauration d’un "droit au pari" entre les fédérations sportives et les bookmakers en ligne agréés par l’ARJEL, pour lutter contre la fraude, est un sujet qui fait polémique entre les actants des sites de paris.

Un droit pour pouvoir enregistrer leurs paris sportifs
L'article 52 de la loi ouvrant à la concurrence le marché des jeux d'argent en ligne instaure un réel « droit au pari ». Il s'agit d'un droit que les sites de paris en ligne doivent payer aux fédérations sportives ainsi qu'aux organisateurs de compétitions en France, pour pouvoir proposer des mises sur ces rencontres sportives. Cela oblige la fédération et l'opérateur à signer un contrat comprenant les obligations à la charge des opérateurs de paris en ligne.

Une redevance qui a du mal à passer

Mais les bookmakers en ligne devront aussi payer une redevance. Certains comme Betclic.fr (Groupe Mangas Gaming) jugent cette disposition inacceptable. Ce droit au pari servira également à financer le dispositif de lutte contre la fraude qui a été mis en place par la Ligue de Football Professionnel. Il est donc remis en question par les opérateurs, le prélèvement correspondant à 1 ou 2% des mises, c'est-à-dire que cette redevance représenterait 25% à 40% du produit des paris en ligne.

Unibet et l'European Gaming and Betting Association ont débuté des procédures de « recours gracieux » aux instances juridiques françaises et européennes en envoyant au Premier Ministre des courriers afin de montrer le caractère illégal de ce droit et de contester d'autres aspects de cette régulation. Quant à Yves Censi, ancien cadre de la Française des Jeux, il fait remarquer que ce droit au pari va créer des « liens financiers directs » entre opérateurs et les ligues. Ce que les sites de jeux craignent le plus, c'est que ce droit s'étende dans toute l'Europe au travers d'une harmonisation.

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