Les marketplaces salvatrices de la vente en ligne de médicaments ?

La vente de médicaments en ligne réservée aux pharmaciens vient de prendre forme en France. Celle-ci, soumise à certaines contraintes législatives, ne s'organisera qu'au travers de marketplaces auprès desquelles le pharmacien déléguera une partie de l'activité.

Quels sont les problèmes posés par la législation ?

La législation qui vient de rentrer en vigueur, notamment au travers de l'arrêté d'application est bien trop restrictive. De nombreux critères sont demandés aux pharmaciens dans la création de leur site Internet. Ces obligations imposées aux pharmaciens doivent normalement sécurisées l'internaute dans l'achat de médicaments en ligne, mais cela va surtout limiter l'attractivité des sites français au dépend de concurrent européens vendant déjà des médicaments en ligne auprès des français, et qui ne sont pas soumis à de tels contraintes (multiplication des étapes dans le panier, hébergement sécurisé, publicité très limitées, etc...).

Pourquoi une marketplace est intéressante dans ce secteur économique ?

La marketplace à l'avantage de mutualiser les coûts et de permettre aux pharmaciens qui ne sont pas des pro du e-commerce d'avoir une solution clé-en-main pour la vente de leurs produits de santé.
Soit pas d'investissement lourds en temps, en argent, et en compétentes.

Qu'est ce que cela apporterait aux pharmacies ? Quels arguments à mettre en avant ?

Cela permet aux pharmaciens de développer leur CA sur Internet sans en subir les efforts liés, ce qui dans un contexte de crise des officines, n'est pas négligeable. Et cela permet surtout de fidéliser une clientèle en s'adaptant à ses nouvelles habitudes de consommation.

Pourquoi il ne faut pas négliger ce canal de vente ?

Le canal Internet n'est pas à négliger car dans ce secteur d'activité que sont la parapharmacie + la pharmacie en ligne, on s'attend à ce que progressivement 8 à 10 % du marché se déporte sur Internet pour atteindre jusqu'à 1Md€ en ligne (50 % para + 50 % médicaments) cf. marché Allemand.
Les internautes achètent de plus en plus ce type de produits en ligne et ce, même auprès de pharmacies européennes directement. Le Web to Store (achat en ligne, retrait en pharmacie) se développe aussi très bien sur ce secteur car il permet de bénéficier du contact physique avec le pharmacien.

Quels sont les freins des pharmaciens qui ne sont pas online ?

Les pharmaciens ont peur pour la plupart qu'Internet tue la pharmacie traditionnelle. Alors qu'au contraire, Internet est là en synergie pour renforcer le service apporté.
Cela ne représentera d'ailleurs que 10 % du marché. Et l'ouverture à Internet de se marché reste monopolistique puisque ce sont toujours les pharmaciens d'officine qui vendent.

Combien de pharmacies seront online dans 5 ans, combien ne seront que offline, combien passeront par des marketplaces ?

Si l'on se base sur le modèle Allemand, alors 3000 pharmacies sur 22 000 auront leur site Internet d'ici 5 ans (environ 15 %). Très peu par contre seront rentables, faute d'investissements conséquents pour leur développement. 5 à 10 marketplaces occuperont le marché, essentiellement proposées par des groupements de pharmacies

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