Les objets connectés : un marché prometteur pour les opérateurs

Au-delà des ordinateurs et des smartphones, les objets qui vous entourent sont de plus en plus intelligents. D’ici quelques années, ils pourraient largement bouleverser les usages et habitudes de chacun.

D’après le cabinet Gartner, le marché des objets connectés devraient représenter d’ici 2020 en valeur 1 900 milliards de dollars et près de 30 milliards d’unités (contre 2,5 milliards d’unités en 2009). Une explosion du marché qui s’explique notamment par le développement des technologies embarquées au sein de tout ce qui nous entoure : vêtements, accessoires… tous les secteurs d’activité seront touchés. Potentiellement tout objet qui serait équipé d’un capteur ou d’une puce.
Telle la révolution entraînée par l’arrivée d’Internet au sein des foyers, les objets connectés en sont le deuxième chapitre. Comme Internet a bouleversé le quotidien  de tout particulier et professionnel que nous sommes, les objets connectés deviendront d’ici peu partie intégrante de notre vie et pourront eux aussi révolutionner rapidement nos habitudes. Ces objets intelligents sont des appareils capables de partager des informations entre eux ou avec l’utilisateur via une connexion sans fil. Ils permettent ainsi de récupérer, stocker et traiter toutes les données liées à leur utilisation.
Ce domaine n’est certes pas nouveau dans le milieu professionnel, avec des équipements médicaux, industriels déjà déployés facilitant le travail des employés depuis des années. Le marché du grand public reste encore à couvrir. Un des premiers objets connectés marquants destinés aux particuliers fût le lapin Wi-Fi Nabaztag, la première version a été dévoilée en 2005. Il était capable de lire des e-mails, de diffuser des informations (donner l’actualité, la météo, la bourse,…), d’émettre de la musique ou des signaux visuels. D’autres nombreux champs d’application sont aujourd’hui déjà bien identifiés, notamment la maison : électroménager, chauffage, lumière, détecteur de fumée, caméra de surveillance, système d’ouverture des volets… Par ailleurs, différents produits intelligents ont été développés dans le domaine de la santé et du bien-être, tels que des balances connectées ou des capteurs de fréquence cardiaque.
De plus en plus de fabricants veulent intégrer ce nouveau marché. Actuellement, les objets connectés au cœur de l’actualité sont les montres et les lunettes intelligentes. Ces accessoires peuvent communiquer avec les smartphones. Concernant les montres connectées, Sony a été l’un des premiers à s’y intéresser. Au niveau des lunettes connectées, les Google Glass de Google sont très attendues, même si d’autres constructeurs tels que Recon Instruments travaillent, aussi, dans ce domaine.
Si dans le monde occidental les objets connectés sont nouveaux et peuvent être perçus comme des gadgets, en Asie leur développement est plus rapide. Les objets high-tech ont une place importante au niveau économique. À ce titre, le gouvernement chinois a fait le pari des objets connectés dès 2011 en investissant l’équivalent de plus de 600 millions d’euros sur 5 ans pour développer ce secteur.

Les objets connectés sont amenés à intégrer massivement la vie quotidienne

À court terme, le réfrigérateur commandera les aliments manquants, le canapé reconnaîtra celui qui s’assied pour lui proposer ses chaînes préférées, les vêtements capteront des informations corporelles, les plantes indiqueront via le smartphone qu’il faut les arroser, etc.
Les objets intelligents faciliteront grandement notre quotidien. Les opérateurs télécoms ont définitivement leur carte à jouer dans le domaine de l’Internet des Objets. Le smartphone est aujourd’hui le seul équipement capable de permettre aux utilisateurs de recevoir et centraliser en temps réel toutes les informations souhaitées relatives à leurs usages et habitudes (maison, voiture, santé…). La bataille sur ce secteur ne fait alors que commencer.
Un opérateur télécom se définit aujourd’hui entre autre par son nombre d’abonnés, demain il prendra également en compte son parc d’objets connectés. Les revenus liés aux services mobiles des opérateurs ne représenteront qu’une partie de leur revenu global.

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