Le quick shopping : tendance de fond ou simple gadget marketing ?

La période des soldes approche et avec elle, arrivent les mêmes éternels questionnements pour les enseignes de distribution : comment gérer le flux des achats ?

Utiliser les nouvelles technologies mises à notre disposition constitue bien évidemment un premier niveau de réponses. Celles-ci peuvent en effet permettre de mettre en place de nouvelles mécaniques de marketing, comme le quick shopping...

Le quick shopping : un exemple à suivre ?

Une enseigne retail française a innové et a lancé en mai dernier son « quick shopping ». Le principe est simple et efficace : une campagne d’affichage et d’achats média massive avec une mise en avant des produits phares de la collection grâce à un QR Code. Le client potentiel voit un produit qui lui plait sur une affiche ou dans son magazine, il flashe le QR Code indiqué avec son mobile et il peut directement l’acheter. Le résultat : un temps d’achat réduit pour le client, une augmentation des ventes pour les produits mis en avant et un positionnement innovant pour l’enseigne. Accélération des ventes, mises en avant de la collection, visibilité médiatique, image moderne et digitale : les retombées ont été extrêmement positives pour l’enseigne. Sa cible, jeune, urbaine et digitale, a apprécié et reconnu sa démarche innovante.
Les directeurs commerciaux et marketing peuvent se poser la même question : si une enseigne a mise en place le quick shopping et qu’il a eu des impacts positifs, dois-je également l’implémenter ?
La réponse est simple : oui, si elle a du sens et qu’elle fait écho à une stratégie de vente pré établie. Cela sera une arme efficace qui vous permettra de redynamiser et de moderniser vos ventes. Comme le montre l’étude Deloitte/Ebay Inc (février 2014), les stratégies omnicanales permettent de prendre rapidement des parts de marché : 17 des 30 plus grandes enseignes anglaises d’habillement pèsent 54 % du marché total du secteur et 40 % des ventes en ligne en 2013, alors qu’en 2009, leur part de marché en ligne n’était que de 23 %, grâce à la multiplication des options aux consommateurs, comme le paiement mobile ou le click & collect.
Non, il ne faut pas mettre en place de quick shopping si c’est « juste pour faire comme le voisin » au risque de tomber dans l’effet « gadget ». Les nouvelles technologies (mobile, digitalisation des points de vente, multiplication des devices) sont un vrai accélérateur pour les actions marketing des enseignes. Cependant, comme tout outil, ils ne se suffisent pas à eux-mêmes et doivent servir une stratégie à long terme.

Comment réinventer son propre quick shopping ?

Avant même d’envisager de recourir au quick shopping, il est nécessaire de faire un point sur l’infrastructure déployée et les opportunités qu’elle permet. Inutile de mettre en place une application digitale et omnicanale si la base informatique ne peut pas suivre. Les clients qui commanderaient et ne recevraient pas leurs commandes risqueraient d’avoir une très mauvaise expérience de l’enseigne et celle-ci récolterait alors l’inverse des effets attendus. Les études le montrent : quand un client connait une mauvaise expérience lors d’une livraison, les deux tiers se tourneront la prochaine fois vers une enseigne concurrente et les trois quarts de ces clients en parleront à leur entourage (étude Research Now pour Metapack, novembre 2014)
Si, en revanche, l’enseigne pense et agit omnicanale, le quick shopping peut être pertinent. Au lieu de l’utiliser comme un levier de captation de prospects, comme cela a déjà pu être fait, on pourrait imaginer un outil de fidélisation des clients. Un mailing ou emailing, pourrait être envoyé aux clients, avec une sélection des articles susceptibles de les intéresser aux vues de leurs précédents achats.

Quick shopping, mobilité, multi devices : l’avenir est rempli d’opportunités pour les enseignes retail.
A elles de choisir les outils les plus cohérents pour servir sa stratégie !

Autour du même sujet