Publicité : quelles tendances pour 2016 ?

Publicité vidéo, coopératives médias, programmatique, achats garantis, quelles tendances vont secouer le monde de la publicité online cette année ?

L’ère de la publicité vidéo

Une publicité vidéo peut aussi bien éduquer, divertir qu’inspirer, mais son plus grand atout reste le niveau d’engagement qu’elle suscite auprès des consommateurs. Surtout quand on la compare aux autres médias traditionnels car, contrairement à la télévision par exemple, la vidéo facilite et permet l’achat instantané.


Selon eMarketer, cette année, la vidéo représente 30% des investissements publicitaires dans l’affichage numérique et d’ici 2020, la vidéo programmatique pèsera 54% des revenus du secteur ! Pour les annonceurs, elle sera primordiale car elle donne accès à des inventaires plus importants, aussi bien en mode ‘outstream’, ‘qu’instream’.


Il est donc évident que la vidéo, au même titre que le mobile, seront les moteurs de la publicité programmatique !


Les coopératives médias : le modèle français s’exporte

La Place Média lancée en France en 2012 avec la technologie Rubicon Project a depuis fait des petits. Les coopératives médias sont en effet de plus en plus populaires en Europe avec par exemple Pangea au Royaume-Uni, HOPPex en Hongrie ou encore PPN en Grèce, toutes lancées en 2015. En 2016, cette tendance s’internationalisera, et c’est déjà le cas avec le lancement de KPEX en Nouvelle-Zélande et RPA Media Place en Argentine. Ces dernières utilisant également la technologie développée par Rubicon Project.


Les coopératives permettent donc aux éditeurs de se regrouper et mettre en commun leurs meilleurs inventaires. Elles offrent ainsi aux annonceurs, grâce au programmatique, l’accès à une audience mieux ciblée et identifiée, d’autant plus que les géants numériques, tels que Google et Facebook, continuent en effet de drainer l’essentiel des revenus publicitaires online. Rien qu’aux Etats-Unis, Google accapare aujourd’hui 40% des revenus digitaux, contre 13,2% pour Facebook. Les coopératives médias sont donc de plus en plus plébiscitées par les éditeurs désireux d’augmenter leurs revenus publicitaires : une réelle alternative !


Vers des achats médias entièrement automatisés ?

La technologie autour de la donnée a évolué à un tel rythme que l’on assistera, lors des cinq prochaines années, à encore plus de changements que lors des cinquante dernières. Pour un annonceur, cela signifie mieux comprendre les consommateurs, pour prévoir et acheter sa publicité, etc.


Tout devient donc automatisé, supprimant ainsi les tâches manuelles chronophages et améliorant l’efficacité des campagnes marketing. Forrester prédit même que 56% de l’achat média passera par le programmatique en 2016, obligeant les marketeurs à être plus créatifs.


Mais ces bénéfices vont au-delà de la publicité programmatique traditionnelle et impactent également de nouveaux canaux, encore peu touchés par l’automatisation. Dans quelques temps, on assistera ainsi à l’émergence de nouvelles plateformes unifiées qui permettront de connecter un annonceur à diverses offres médias. En 2016, ce qui était encore une utopie il y a quelques temps, deviendra bien réel.


Quand l’automatisation rencontre ’les marques’

Il est clair que l’automatisation affecte tous les acteurs du secteur, aussi bien les agences, que les éditeurs et les marques. Ces dernières ont d’ailleurs, pour beaucoup d’entre elles, accueilli ce changement les bras ouverts, comprenant qu’il s’agit d’une nouvelle corde dans leur arsenal créatif, plutôt qu’une menace. L’évolution de nouveaux formats tels que les ‘skins’, les ‘roadblocks’ ont permis aux marques de suivre une voie déjà balisée par les marketeurs.


On l’entend assez souvent, la donnée est le nerf de la guerre, un eldorado pour tous les acteurs voulant rivaliser avec les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon). Non seulement les données peuvent être utilisées pour soutenir la création, l’image de marque et la technologie, mais elles permettent aussi de repousser les limites de la publicité dans une nouvelle ère. On peut espérer que 2016 soit une année déterminante dans ce long processus.


L’automatisation du Garanti enfin mature

Le programmatique a rencontré un succès sans précédent auprès des éditeurs et annonceurs. Rien qu’en France, le marché du programmatique a représenté 127 millions d’euros investis au cours du premier semestre 2015. Néanmoins, les marketeurs ont toujours aimé le fait que la publicité ne soit pas souvent « unique et universelle », et donc que les points d’achat de médias liés au programmatique ne soient pas ouverts à tout le monde.


Mais, tandis que certains éditeurs et annonceurs ne semblent pas vouloir ‘jouer’ dans un marché libre et ouvert, nombreux sont ceux qui veulent encore profiter des avantages de l’automatisation. Raison pour laquelle l’automatisation du Garanti a gagné du terrain et s’avèrera être une tendance forte l’année prochaine. 


Les solutions d’automatisation du Garanti permettent aux éditeurs et annonceurs, de toutes tailles et formes, d’automatiser leurs processus de ventes directes dans des échanges privés, rendant le processus manuel de planification et d’achat archaïque et d’un autre temps. C’est donc un fait, la technologie qui généralise l’automatisation du Garanti arrive à maturité. L’achat et la vente directe de publicité online rattrapent enfin la révolution technologique publicitaire. 

Etats-Unis / Google