L’intégration dans les images : la solution pour lutter contre la baisse des revenus publicitaires en ligne ?

Les consommateurs regardent moins les publicités en ligne. Pour lutter contre cette tendance de fond, les éditeurs sont contraints de trouver les moyens de délivrer des annonces publicitaires plus pertinentes tout en améliorant l’expérience de leurs lecteurs.

Aujourd’hui, la plupart des éditeurs de médias en ligne sont confrontés à un dilemme de taille : comment continuer à se développer dans un environnement où les revenus publicitaires diminuent, de même que l’engagement des consommateurs. Pour relever ce défi, ils n’ont d’autre choix que d’innover.

En effet, la publicité en ligne continue certes à croître, mais fini le temps où elle faisait figure d’eldorado pour les éditeurs. Les consommateurs sont moins réactifs, moins engagés, et dans le même temps, de plus en plus férus de technologies. Ils regardent moins les publicités en ligne, soit parce qu’elles sont peu visibles, soit parce qu’ils utilisent des technologies pour les bloquer. Mais même s’ils les regardent, ils les ignorent car ils considèrent comme non pertinentes ou portant atteinte à leur expérience de lecture.

Pour lutter contre cette tendance de fond, les éditeurs sont donc contraints de trouver les moyens de délivrer des annonces publicitaires plus pertinentes tout en améliorant l’expérience de leurs lecteurs. Une démarche que seules de nouvelles technologies innovantes peuvent leur apporter.

Pour un éditeur, comprendre la visibilité des annonces en ligne et son impact sur sa capacité à accroître ses revenus est stratégique. En effet, trop d’annonces publicitaires sur le Web souffrent d’une faible visibilité. Ceci veut dire que les consommateurs les ignorent complètement, soit parce qu’elles sont mal placées soit simplement parce qu’elles ne sont pas pertinentes pour eux.

Ceci traduit l’importance majeure de la visibilité des annonces en ligne, car quel que soit l’impact visuel d’une annonce, celle-ci ne peut être efficace que si quelqu’un la voit.

 

Or plusieurs mythes circulent concernant la visibilité des annonces en ligne.

Le plus courant est l’affirmation que les annonces les plus visibles sont celles qui sont placées tout en haut de page. Un second mythe est le postulat que toutes les annonces visibles ont effectivement été vues. Mais la réalité est plus compliquée. Le phénomène des bannières non vues, qui croît rapidement, prouve que les stratégies traditionnelles de placement des annonces ont eu peu d’effets sur la capacité des lecteurs à les remarquer ou non. Premièrement car voir ne veut pas forcément dire percevoir. Les lecteurs remarquent les publicités qui correspondent à leurs besoins et à leur style de vie. Deuxièmement, les consommateurs ignorent de plus en plus les placements publicitaires traditionnels. Si vous les interrogez en leur demandant s’ils ont vu une publicité, beaucoup d’entre eux vous diront non, même s’il s’avère que l’annonce était tout à fait visible.

 

L’intégration dans les images : une piste sérieuse d’amélioration

Dès lors, dans quelle direction doivent s’engager les éditeurs pour accroître la visibilité de leurs annonces en ligne ?

Les nouvelles technologies permettant d’intégrer des annonces directement dans les images figurant sur les pages web pourraient bien sortir du lot.

En premier lieu parce que les images sont de loin les éléments qui génèrent le plus d’engagement sur les pages web. Placer une annonce dans cette zone accroîtra donc immédiatement l’engagement des visiteurs, donc les taux de clics et bien sûr éventuellement les CPMs. En effet, selon une récente étude réalisée aux Etats Unis, les articles de presse comportant des images génèrent quasiment deux fois plus de pages vues par rapport à ceux ne contenant que du texte*.

En second lieu parce que ces technologies peuvent être associées à des algorithmes d’analyse comportementale et contextuelle qui rendent les annonces plus pertinentes et moins intrusives, donc plus engageantes. Il en résulte une amélioration des performances des annonces à la fois pour les éditeurs et les marques.

En troisième lieu, parce qu’elles ne se substituent pas aux bannières traditionnelles, mais complètent simplement les canaux publicitaires existants.

Elles n’obligent donc pas les éditeurs à choisir, ce qui accroît d’autant plus leur attrait.


*Source MDG Advertising  

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