Mobile : les différents modèles "freemium" à la loupe

Certains paient, d'autres pas, ne paient que passé un certain temps ou ne paient que pour une partie... Le modèle freemium peut obéir à des logiques bien différentes. Le point avec Xerfi.

On assiste depuis 2013 à un basculement du business model des applications mobiles, depuis le payant vers le gratuit, qu'il s'agisse de "freemium" ou de financement par la publicité. Les revenus générés par le premier ont ainsi crû de 72% entre 2013 et 2014, selon AppAnnie. Le ratio est de 71% pour le second. Dans le même temps, le modèle payant a généré 19% de revenus en moins.

"L'attrait du freemium et de la publicité intégrée s'étend à une plus grande base d'utilisateurs en éliminant les coûts initiaux et en créant des flux de revenus continus pour les éditeurs", explique le cabinet Xerfi dans son étude intitulée "Les éditeurs de contenus mobiles".  Lequel en profite pour passer au crible les différents modèles "freemium".

La gratuité sélective

Le système qui part du principe que "certains paient, d'autres pas" a été popularisé par les sites de rencontres, gratuits pour les femmes, payants pour les hommes. La gratuité sert d'incitation pour "embarquer" l'une des deux catégories d'utilisateurs, celle qui sera la plus réticente à participer. Un modèle conditionné par l'enclenchement des effets de réseau. A noter que les sites de bonnes affaires ont eux aussi recours au modèle, sur un modèle de "gratuité sélective et discrétionnaire". Seuls certains annonceurs, les plus professionnels, paient pour diffuser leurs offres.

La gratuité contingentée

Ce modèle porté par la majorité des médias et leur système de "metered wall" consiste à donner un libre accès au contenu dans la limite d'un nombre de consultations ou d'une durée de visionnage. C'est ce dernier système qui a été mis en place par Deezer. Xerfi explique que la condition de réussite d'un tel modèle repose notamment sur la "capacité à mesurer la quantité exacte consommée par chaque internaute". Autre variable à prendre en compte l'addiction à certains contenus et l'existence d'une audience récurrente.

Le premium

Ici, le site ou l'application dispose "d'une offre basique, gratuite pour tous et d'une offre avancée payante". Un modèle qui vaut ici encore pour les groupes médias ou pour toute l'industrie du casual gaming.

Les différents modèles du gratuit sur mobile © Xerfi

 

L'étude "Les éditeurs de contenus mobiles" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles. 

 

 

Business model