Le wearable de Spire réduit le stress des salariés

Le wearable de Spire réduit le stress des salariés L'objet connecté de cette spin-off de Stanford, qui cible le grand public et le marché pro, a été testé pendant un mois sur les salariés de LinkedIn. Les résultats de l'étude sont dévoilés ce 1er février.

Pendant 30 jours, les salariés de LinkedIn ont vaqué à leurs occupations comme si de rien n'était. Mais 114 d'entre eux étaient équipés d'un objet connecté développé par la start-up IoT californienne Spire, qui vise à mesurer et à faire baisser le niveau de stress. Selon les premiers résultats de cette étude, réalisée en partenariat avec le laboratoire Mind & Body de Stanford et diffusée ce 1er février, les collaborateurs de LinkedIn utilisant l'appareil ont été 37% plus calmes en moyenne tout au long du mois que les 111 membres du groupe témoin non équipés.

Les deux équipes ont également répondu quotidiennement pendant toute la durée de l'étude à un questionnaire baptisé "Echelle de mesure du stress perçu", couramment utilisé dans les services de psychiatrie pour évaluer le niveau de tension des patients. Les salariés qui ont testé l'objet connecté sont en moyenne 10% moins angoissés que les autres.

Le wearable de Spire mesure la respiration de son utilisateur en analysant le gonflement et la contraction de son ventre ou de sa poitrine. © Spire

Ce wearable, qui a demandé six ans de R&D à Spire pour être développé, ressemble à un petit galet gris et se fixe à la ceinture ou entre les deux coques du soutien-gorge. Pour faire baisser le niveau de stress de ses utilisateurs, il mesure leur respiration, en analysant grâce à ses différents capteurs (notamment un accéléromètre) le gonflement et la contraction de leur ventre ou de leur poitrine. L'objet connecté de la jeune pousse, fondée en 2013 et basée à San Francisco, mesure également le nombre de pas effectué chaque jour par son propriétaire. 

"Dilatation des pupilles, battements cardiaques… Il existe différentes manières de mesurer efficacement le stress. Nous avons opté pour la respiration car c'est le seul facteur que l'Homme peut facilement contrôler. Nous coachons nos clients pour qu'ils baissent leur niveau de tension en leur demandant de respirer mieux", explique Neema Moraveji, directeur scientifique de la start-up et doctorant à Stanford, où il dirige le Calming Technology Lab. Lorsque leur respiration indique un niveau d'angoisse élevé, l'appareil vibre discrètement pour leur rappeler qu'ils doivent respirer profondément pendant quelques minutes pour se calmer.

"De nombreux grands groupes du Fortune 500 sont venus nous trouver depuis que nous avons lancé ce produit qui était au départ pensé pour le grand public", indique le chercheur américain, qui a fait ses classes dans les laboratoires de recherche de Microsoft et Google. Mais avant d'investir dans cette technologie pour leurs collaborateurs, ces entreprises demandent des preuves tangibles de son efficacité, d'où cette étude organisée par la spin-off de Stanford et qui serait la première du genre selon le directeur scientifique de Spire.

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