Apple reconnu coupable d’avoir violé le brevet d’une université

La firme pourrait devoir verser pas moins de 862 millions de dollars pour avoir intégré une techno développée par l'Université du Wisconsin dans certains modèles d'iPhone et d'iPad.

La bataille juridique qui opposait Apple et l’Université du Wisconsin s’est achevée.  A l’issue d’un procès débuté la semaine dernière, le jury a estimé que les concepteurs de l’iPhone et de l’iPad avaient bien utilisé sans autorisation une technologie développée et brevetée par l’université, qui vise à améliorer l’efficacité et les performances des microprocesseurs. Plus précisément, la plainte déposée début 2014 affirme que ces technos étaient employées "de façon non autorisée" dans son processeur A7, que l'on retrouve dans l’iPhone 5S, l’iPad Air et l’iPad Mini à écran Retina, sortis en 2013.

Les dommages et intérêts ne seront pas anecdotiques. Ils doivent encore être fixés mais selon la presse américaine, Apple pourrait devoir payer 862 millions de dollars, c’est-à-dire ce que demande l’université. Laquelle a d’ailleurs déposé une nouvelle plainte concernant les nouveaux processeurs A9 et A9X, qui pourraient eux-aussi violer le brevet en question. Ironique, dans la mesure où la marque à la pomme n’économise pas ses propres actions en justice pour violation de brevet, notamment à l’encontre de son rival Samsung.

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