E-santé et objets connectés : quelles sont les attentes des Français ?

Les objets connectés pour la santé commencent à trouver leur place parmi les malades chroniques mais ne sont encore que très peu recommandés par la communauté médicale, rapporte notre partenaire Xerfi.

Quels sont les usages et les attentes des Français vis-à-vis du marché de la e-santé, en plein développement ? Les objets connectés, symboles de l'émergence du secteur de la santé connectée, peinent en tout cas à convaincre, selon notre partenaire Xerfi. Seuls 13% des Français possédaient un objet connecté santé début 2015 (dont 23% ne l'utilisant plus...), d'après une enquête Ifop. Mais la proportion d'utilisateurs est plus importantes chez les jeunes, avec 27% chez les 18-24 ans. Principales raisons d'abandon pour les personnes qui s'en sont détournées : elles ne l'utilisaient pas assez souvent, pour 55% d'entre elles, les conseils et l'accompagnement ne sont pas suffisants pour 21%, des problèmes de fiabilité pour 14% et une absence d'interprétation des données pour 10%.

Pourtant, les Français perçoivent bien certains avantages apportés par les objets connectés et les applications santé : 72% des répondants à une étude Orange/CSA reconnaissent qu'ils apportent une plus grande autonomie, 63% qu'ils permettent de mieux échanger avec un professionnel de santé et 79% qu'ils permettent un meilleur suivi. Parmi les raisons qui pourraient pousser les Français à acheter un objet connecté pour la santé : surveiller les constantes, partager des informations avec son médecin…

Chez les personnes atteintes de maladies chroniques, les applications mobiles de santé commencent à gagner en popularité, révèle une enquête du Lab e-santé : 42,5% des diabétiques en ont déjà téléchargé une, 29,5% des personnes atteintes de rhumatismes inflammatoires chroniques, 24,7% des malades atteints de cancer, 20,8% de ceux souffrant de fibromyalgie et 18,8% des personnes atteint de la mucoviscidose…  Les carnets de suivi sont les applications les plus populaires, suivis de près par celles qui donnent des informations sur la maladie puis par celle qui diffusent des actualités liées à la maladie.

12% des malades chroniques possèdent un objet connecté de santé -et la proportion monte à 22% chez les diabétiques : il s'agit d'un glucomètre connecté, pour 29,2% d'entre elles, d'un tracker d'activité (27,3%), d'une balance connectée (13,6%), d'un auto-tensiomètre connecté (13,6%) ou d'un stylo injecteur ou d'une pompe à insuline (10,6%). 42% des malades chroniques se disent en tout cas prêt à acheter un objet connecté dédié à la santé dans l'année.

Les professionnels de santé peu enclins à recommander

Seuls 4% des téléchargements d'applications de santé par des malades chroniques l'ont été sous l'influence d'un médecin, et 3% d'un autre professionnel de santé. Dans 20% des cas, le malade a fait une recherche sur le Web, dans 15% des cas une recherche par pathologie, dans 14% des cas il est tombé sur un article traitant du sujet, dans 10% des cas il l'a téléchargé par hasard et dans 8% des cas il l'a connu sur un forum ou le site d'une association. Or, 52% des personnes interrogées n'ayant pas téléchargé d'application se disent prêtes à le faire si leur médecin leur recommande…

L'étude "Santé connectée et valorisation des nouvelles data" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

 

 

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