Alex Berger (Entjoy) "Nos contenus ne coûtent rien aux sites diffuseurs"

Après 20 ans d'expérience en télévision, notamment pour Canal+, le créateur du portail multi-accès Vizzavi, Alex Berger, fonde Entjoy, une société de distribution de contenus vidéo sur Internet.

JDN. Présentez-nous Entjoy

Alex Berger. Entjoy est un distributeur de contenus vidéo de divertissements en marque blanche. Nos contenus ne coûtent rien aux sites diffuseurs : nous les leur offrons. A eux ensuite de les marketer. Ils conservent d'ailleurs 100 % des revenus publicitaires qu'ils génèrent sur les espaces entourant nos vidéos. Ce réseau de partenaires est constitué de MSN, SFR, Yahoo, l'Equipe, etc. De notre côté, nous finançons nous même les coûts de production de ces contenus afin d'assurer la viabilité du projet aux producteurs qui travaille avec nous.

 

Comment gagnez-vous de l'argent ?

En faisant sponsoriser nos contenus par des annonceurs. Nous leur vendons un programme qui correspond à l'image qu'ils veulent faire passer, un placement publicitaire au sein du programme, ainsi que des outils de mesure d'audience de la vidéo. Par ailleurs, une fois le programme diffusé dans le cadre de ce contrat de sponsoring, nous pourrons le vendre sur une chaîne de télévision classique ou sur mobile. Notre première série "On lâche rien", produite par Les raconteurs est diffusée depuis ce lundi 17 mai. Les 24 épisodes sont sponsorisés par Mennen.

 

Y-a-t-il beaucoup d'annonceurs prêts à investir dans le sponsoring de contenus vidéos sur Internet ?

Travailler sur des cibles, et non le grand public dans son ensemble, intéresse les annonceurs comme leurs agences média. Et finalement, le coût de ce type d'opération est très compétitif par rapport à une campagne prévoyant la création d'un site et de l'acquisition de trafic. Pour vous donner une idée du prix, il faut compter entre 30 000 euros pour des séries Flash ou un clip et plusieurs millions sur des formats plus importants. Nous avons aujourd'hui une cinquantaine de marques intéressées par la vingtaine de projets que nous avons dans nos cartons.

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